ActualitésLe monde du CBDLégislation

ANSM : THCA, CBNA, THCV, et THCVA non classés comme stupéfiants

L’Agence Nationale de Sécurité du Médicament ajuste sa position après des réactions et prépare à un potentiel recours.

La décision de l’ANSM

Dans un communiqué publié récemment, l’ANSM a informé de l’interdiction, à partir du 3 juin, de plusieurs molécules cannabinoïdes, notamment le H2-CBD, le H4-CBD, ainsi que toutes les dérivations autour du delta-9-THC. Cette décision avait pour objectif principal de stopper la commercialisation des cannabinoïdes synthétiques dérivés du CBD et de prévenir l’émergence de nouvelles substances sur le marché.

Réactions et zones d’interrogation

L’annonce de cette interdiction a suscité diverses réactions et soulevé plusieurs questions au sein de la communauté scientifique et de l’industrie du cannabis. En particulier, l’inclusion du THCA, une molécule naturellement abondante dans la plante de cannabis et présentant des propriétés différentes du THC, a été remise en cause. De même, des doutes ont été exprimés quant à la prise en compte du THCV, un autre cannabinoïde présent dans certaines variétés de chanvre et étudié pour ses potentiels effets thérapeutiques.

ANSM

Nouvelles directives de l’ANSM

Face aux critiques et aux questionnements, l’ANSM a publié le 3 juin une décision révisée excluant de la liste des stupéfiants plusieurs molécules, sous certaines conditions :

  • L’acide cannabinolique ou CBNA
  • Le tétrahydrocannabivarine ou THCV, ainsi que l’acide tétrahydrocannabivarique ou THCVA, à condition que leur teneur en THC ne dépasse pas 0,3 %
  • L’acide tétrahydrocannabinolique ou THCA, pour autant que la teneur en THC décarboxylé ne dépasse pas 0,3 %

Réactions des acteurs de l’industrie

Plusieurs associations et groupements ont exprimé leur étonnement face à cette clarification. L’Association Française des Producteurs de Cannabinoïdes (AFPC), l’Union des Industriels pour la valorisation des extraits de chanvre (UIVEC), et l’Union Des Professionnels Du CBD (UPCBD) ont toutes manifesté leur surprise.

L’UPCBD a même annoncé son intention de préparer un recours pour contester le classement de ces molécules en tant que stupéfiants, soulignant ainsi les enjeux majeurs pour l’industrie du CBD et des cannabinoïdes en général.

La récente décision de l’ANSM démontre les défis complexes auxquels sont confrontés les organismes de régulation dans le domaine des cannabinoïdes. Il est essentiel de trouver un équilibre entre la protection de la santé publique et le soutien à l’innovation dans ce secteur en pleine évolution. Les réactions des acteurs de l’industrie montrent combien il est important de mettre en place une réglementation claire et équitable afin de favoriser un environnement propice à la recherche et au développement de produits sûrs et efficaces.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page