InterviewsLégislation
A la Une

Bénédicte DesForges : Comment justifier la dépénalisation totale ?

Si de nombreuses organisations luttent pour la légalisation du cannabis, le PCP quant à lui milite pour la dépénalisation de l’usage de toutes les drogues. Dans cette rubrique, vous allez découvrir pourquoi le PCP, notamment Bénédicte DesForges, s’efforce de lutter pour cette dépénalisation totale.

Le but du PCP : la dépénalisation totale des drogues

Avant toute chose, il est nécessaire de vous rappeler que le PCP ou « Police Contre la Prohibition » est un collectif connu dans la lutte pour la dépénalisation des drogues. Plus précisément, ce collectif veut dépénaliser l’usage de toutes les drogues qui existent, dont le cannabis. Cet objectif semble incompréhensible pour de nombreuses personnes. C’est même ce que Bénédicte DesForges, un membre du PCP, explique dans son interview qui est disponible en bas de page.

« Nous luttons pour la dépénalisation de l’usage de toutes les drogues. », a-t-elle annoncé.

Les arguments du PCP pour la dépénalisation totale

Dans son interview, dont la retranscription est disponible sur ce lien, Bénédicte DesForges explique en détail ce qui pousse le PCP à poursuivre cette lutte pour la dépénalisation totale. Ci-dessous, vous trouverez une analyse plus approfondie sur ce sujet.

Le cannabis est une plante naturelle

La dépénalisation totale des drogues n’est pas encore très répandue en ce moment. En effet, la plupart de la société demande particulièrement la dépénalisation du cannabis. Pour y arriver, ils n’hésitent pas à user de l’argument comme quoi le cannabis est une plante. Ainsi, ils espèrent que les autorités ne catégorisent plus celui-ci comme une drogue dangereuse.

Cependant, pour le PCP, cet argument ne doit pas uniquement être valable que pour le cannabis. Selon les membres, d’autres substances catégorisées comme une drogue sont aussi des plantes avant tout. On retrouve par exemple le pavot, etc.

« Le cannabis est une plante, le pavot aussi est une plante », a déclaré Bénédicte DesForges.

Si on dépénalise le cannabis grâce à cet argument, pourquoi ne pourrait-on pas envisager une dépénalisation totale pour toutes autres drogues de la même catégorie, c’est-à-dire celles qui sont issues d’une plante ?

dépénalisation totale: cannabis une plante

Une consommation maîtrisée

De nos jours, les drogues sont généralement catégorisées en deux. D’un côté, on a les drogues dures. De l’autre côté, on retrouve les drogues douces. A première vue, déjà avec son appellation, la consommation de drogues dures semble être plus dangereuse que la consommation de drogues douces. Cependant, d’après les observations dans la société, le danger se situe en grande partie dans la manière de consommer le produit.

En effet, quand la consommation de drogues dures est parfaitement maîtrisée, les risques d’effets secondaires indésirables sont minimisés. Dans la société, vous aurez certainement remarqué que des consommateurs de drogues dures n’ont ni des soucis de santé, ni de problèmes au quotidien. Pourtant, il existe certains consommateurs adeptes des drogues douces qui ont du mal à s’en sortir. En général, ces derniers n’ont pas su mettre de limites quant à leur consommation.

Ces exemples ci-dessus démontrent clairement que les effets de la drogue dépendent uniquement du mode de consommation. De ce fait, le PCP pense que l’on devrait enfin adopter cette dépénalisation totale des drogues. Pour eux, les consommateurs doivent se mettre des limites et commencer à consommer les drogues de manière plus responsable et maîtrisée.

Bénédicte DesForges a déclaré : « L’usage des drogues d’autrui ne concerne personne à part celui qui en consomme. »

Des drogues addictives pourtant légales

Sur le marché, on rencontre des substances ayant des propriétés addictives plus puissantes que les drogues telles que le cannabis. Cependant, ces substances sont tellement consommées que l’on oublie souvent cette particularité addictive. En effet, le tabac et l’alcool sont bien plus addictifs que le cannabis. Pourtant, ils sont légaux. C’est bien à cause de ce fait que des collectifs comme le PCP veulent une dépénalisation totale de l’usage des drogues.

Le PCP pense que se baser sur la propriété additive des drogues pour rejeter à chaque fois les propositions de dépénalisation totale ou de légalisation est injuste. Comme nous l’avons mentionné ci-dessus, il existe des drogues qui ne sont pas addictives ou qui le sont, mais bien moins que le cannabis.

« Les champignons hallucinogènes et le LSD ne sont pas du tout addictifsS2PC. », a déclaré Bénédictes DesForges.

Des drogues non-dangereuses pour la santé

Ceux qui sont pour la prohibition avancent souvent comme argument que l’on ne doit pas dépénaliser ni légaliser les drogues pour protéger la santé publique. Cependant, il faut savoir que certaines drogues ne sont pas toxiques pour l’organisme. Même les drogues dures classifiées comme les opiacés n’ont pas d’impacts directs sur les organes vitaux. C’est même pour cela que ces opiacés sont utilisés en tant que médicaments. Le seul souci avec ces substances c’est qu’elle produit de la dépendance.

Ainsi, pour les membres du PCP, la dépénalisation totale de l’usage des drogues ne va pas causer plus de soucis de santé aux consommateurs.

Pour conclure, le PCP lutte pour la dépénalisation totale de l’usage des drogues et non seulement pour le cannabis puisque le collectif pense que les effets dépendent de l’usage de chaque consommateur. Pour eux, on doit traiter les drogues de la même manière et ce serait aux consommateurs d’en faire bon usage.

Ici, l’interview de Bénédicte DesForges

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page