ActualitésSanté

L’expérimentation du cannabis médical en difficulté !

L’expérimentation du cannabis médical a été prolongée d’un an jusqu’à fin mars 2024, ce qui a entraîné un nouvel appel d’offres pour la fourniture des différents produits. Cependant, l’huile de CBD pur, qui représente la plus grande partie des prescriptions, n’a pas trouvé preneur, obligeant les pouvoirs publics à lancer un second appel d’offres et à mettre en place des mesures de substitution. Ce manque d’anticipation a laissé désemparés médecins, pharmaciens et patients impliqués dans l’expérimentation.

Un problème d’approvisionnement sur l’huile de CBD pur

Toute primoprescription de cannabis médical se fait avec l’huile de CBD pur, non seulement pour juger l’effet du CBD seul, mais aussi pour introduire le THC progressivement si nécessaire. Cependant, le binôme qui fournissait l’huile de CBD pur jusque-là a refusé de signer pour une année supplémentaire. Informée de ce problème, l’ANSM a diffusé des mesures de substitution, notamment le remplacement par de l’huile à 20 mg/ml de CBD et 1 mg/ml de THC pour toutes les initiations de traitement. Mais le transfert de la plupart des prescriptions sur cette huile a entraîné une rupture sur ce produit, laissant les patients et les professionnels de santé dans l’incertitude.

cannabis médical

Des conséquences pour les patients et les professionnels de santé.

Ce manque d’anticipation et de préparation a des conséquences importantes pour les patients et les professionnels de santé impliqués dans l’expérimentation du cannabis médical. Les patients sont confrontés à des ruptures de traitement, ce qui peut avoir des conséquences sur leur santé. Les professionnels de santé, quant à eux, sont désemparés et ne savent pas comment gérer cette situation. Il est important que les pouvoirs publics prennent des mesures pour assurer une fourniture régulière et stable des produits nécessaires pour cette expérimentation.

Huile de CBD pur en rupture de stock

Le manque d’approvisionnement en huile de CBD pur a causé des ruptures de stock, mettant en difficulté les patients et les professionnels de santé. La situation est devenue intenable pour Nicolas Authier, président du Comité scientifique temporaire de l’ANSM dédié au suivi de l’expérimentation, qui considère que la seule solution est de proposer une huile à ratio équilibré entre THC et CBD. Ludovic Rachou, président de l’UIVEC, se veut néanmoins rassurant et affirme que le second appel d’offres spécifique sur l’huile de CBD pur devrait permettre d’assurer les premières livraisons fin mai.

Ruptures de stock et risque de désengagement

En attendant, le risque est grand de voir des patients et des professionnels de santé quitter l’expérimentation. La situation pourrait être améliorée si la France créait un statut ad hoc pour le cannabis médical, qui introduirait la notion de remboursement et permettrait un parcours classique passant par la HAS et le CEPS. Cela pourrait renforcer la volonté de la France d’autoriser le cannabis médical et éviter les problèmes d’approvisionnement à l’avenir.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page