ActualitésCélébrités & people

Le CBD peut-il compter sur les célébrités françaises ?

En France, la ligne peine à bouger en ce qui concerne les législations régissant le CBD. Une molécule qui n’a pu sortir du bois qu’en 2018. Les boutiques CBD pullulent dans les plus grandes villes françaises, mais bon nombre d’entre elles sont encore mal vues. Heureusement, le cannabidiol peut compter sur le monde du showbiz pour faire sa promotion. Dans cette opération, les rappeurs français sont sur les fronts, quitte à s’attirer des ennuis juridiques.

Des rappeurs très actifs pour promouvoir le CBD

Le CBD se fait déjà une place de choix dans l’univers du rap français. Koba laD, S-Pion, LIM, Alkpote… Autant de grand noms qui font activement la promotion de la molécule.

Koba laD, un des précurseurs dans le domaine

image koba laD et fleu de cannabis à côté

Sans conteste, Koba laD est une des premières célébrités tricolores à investir dans le CBD. Pas plus tard que le 21 octobre 2020, date du lancement de son album « Détail », il a distribué gratuitement des produits CBD pour ses fans. L’occasion pour le rappeur d’annoncer l’ouverture prochaine de sa boutique de CBD, avec à la clé le lancement de sa propre marque CBD. Dans une interview accordée au média Wave, il explique :

« On vend de tout là-dedans. Il y a du CBD, de l’huile, des bonbons, des grinders il faut venir pécho. Il y a même ma beuh, la Grinta Green, on voit mon quartier sur la boîte ».

S-Pion, arrêté pour distribution gratuite de CBD

Le début de S-Pion dans l’univers du CBD lui a valu quelques heures de garde à vue. Tout commence le 27 novembre 2020, quand le rappeur a posé avec un sac plein d’« herbes ». Il annonce une distribution gratuite à venir de produits CBD, dans le cadre de la promotion de l’album Sourou 2. Le 2 décembre, il a posté une vidéo pour confirmer l’événement en question :

« Grosse distrib’, personne ne va repartir les mains vides, il n’y en a pour tout le monde, rendez-vous le 4 décembre au 4, boulevard Crété 91000 Corbeil-Essonnes ».

Le jour J, les forces de l’ordre sont venues l’interpeller. Son tort : distribuer gratuitement de l’« herbe ». Alors que des policiers l’escortent dans le calme, l’assistance a manifesté son désaccord en entonnant « S-Pion, S-Pion, S-Pion »…

Au cours de sa garde à vue, S-Pion a néanmoins pu expliquer qu’il s’agit des produits CBD, et non du cannabis récréatif. Il a affirmé avoir été contacté par une marque pour promouvoir les produits dans le rang de ses fans. Des arguments qui ont convaincu la police, puisque le rappeur est relâché illico-presto. Enfin, un post sur les réseaux sociaux marque l’épilogue de cette épisode. Le lundi 7 décembre, S-Pion écrit :

« Tout le monde savait que c’était du CBD. La promotion de notre musique demande une certaine promo avec beaucoup d’imagination mais toujours dans la légalité ».

LIM, à la tête de Galactic CBD

En 2020, le rappeur LIM a, à son tour, mis les pieds dans le secteur du CBD. Il s’est alors constitué une boutique en ligne baptisée Galactic CBD. Lemon Haze CBD, Mango Kush CBD… Un large choix de produits adapté à toutes les attentes, livrés sous 48 H.

Rien d’étonnant si LIM a littéralement disparu de la scène du rap : Il s’est consacré à ses ventes de CBD, en plus des ventes de textiles. Le 5 mars dernier, sur Instagram, il a annoncé l’ouverture de sa boutique de CBD. Cette aventure lui a surtout valu le soutien d’un certain nombre de rappeurs français, dont Mala.

Alkpote, futur porte-bannière du CBD ?

Le dénommé Alkpote a toujours été connu comme le grand défenseur du cannabis, dans l’univers du rap français. On peut s’attendre à ce qu’il fasse la même chose pour le CBD. En effet, ces derniers temps, le rappeur poste des photos et vidéos le montrant en train d’exhiber des produits CBD (huiles, fleurs, résines…).

Ces drames qu’on aurait pu éviter

En France, le CBD a toutes ses chances de décrocher une place de choix dans le monde du showbiz. Un univers, où la prise de drogue (dans toute sa généralité) est presque un véritable constant. Cette pratique est censée permettre aux artistes de suivre le rythme, mais aussi de mieux exploiter leur sens de la créativité. Au XIXe siècle, Eugène Delacroix Baudelaire, ou encore Théophile Gautier étaient des habitués du club des Hashischins.

Chose certaine : Si le CBD est sorti de terre plus tôt, bien des drames ont pu être évitées. Parmi elles, on peut citer le cas de Vanessa Paradis en 1995. Elle a été interpellée par la police de Montréal, pour possession de haschich.

De même, tout le monde a encore dans l’esprit l’affaire Delarue. L’animateur de radio est alors arrêté pour consommation de cocaïne. Il dépense jusqu’à 10 000 euros par mois, pour avoir sa dose quotidienne : jusqu’à 5 g. L’on peut alors supposer que Delarue n’aurait pas à griller quelque 33 % de son salaire dans la drogue, s’il a pu bénéficier des bienfaits du CBD.

Des promoteurs potentiels du CBD

Le monde du showbiz ne manque pas de personnalités de nature à devenir promoteurs du CBD. Sur ce point, on peut citer Pagny, Hallyday et Kassovitz.

Pagny, futur promoteur du CBD

florent pagny debout en veste cuir et chemise noire

Florent Pagny est un des célébrités susceptibles de devenir un grand promoteur du CBD. Le chanteur sexagénaire affirme effectivement fumer du joint, voilà trois décennies… pour calmer ses nerfs. De plus, sur France 3, il a déclaré :

« Je le considère comme un médicament. Ça me permet d’être plus ouvert et plus réceptif, ça me soigne de la parano ».

Johnny Halliday s’est-il trompé d’époque ?

Le très regretté Johnny Halliday aurait également pu être un porte-bannière du CBD. Cette ancienne légende du rock français a effectivement affirmé être « accro aux drogues pour tenir le coup ». La molécule lui aurait été d’une aide précieuse, dans ses combats contre le cancer. Un jour, il se confiait à Beigbeder, grand écrivain français :

« La cocaïne, j’en ai pris en tombant du lit. Maintenant, j’en prends pour travailler, relancer la machine. Je n’en suis pas fier, c’est ainsi, c’est tout ».

Le cas Kassovitz

Kassovitz CBD

Mathieu Kassovitz est aussi un potentiel candidat pour le titre d’ambassadeur du CBD. Lors de ses coming out, l’acteur et non moins réalisateur ne cache effectivement pas son addiction au cannabis. Y attribuant de multiples bienfaits, il parle d’un véritable « cadeau de la terre ». Des atouts qui sont surtout associé au cannabidiol. Parmi eux, on peut citer l’effet apaisant :

« Comme tout le monde, j’ai besoin d’échapper un peu à la dure réalité de la vie et d’arrondir un peu les angles. C’est une drogue de paix, pas une drogue d’agressivité ».

Bête noire de l’industrie pharmaceutique

Chose certaine : Kassovitz est le premier à croire aux vertus thérapeutiques du CBD. Allusion faite à ses propos élogieux vis-à-vis du cannabis. Il parle surtout d’une plante susceptible de devenir la bête noire de l’industrie pharmaceutique :

« Le cannabis est une médecine, avant tout. Et vous pouvez vous passer de plein de médicaments, en utilisant le cannabis ».

Surtout pas l’alcool

Quoi qu’il en soit, l’acteur phare du « Bureau des légendes » semble n’avoir aucune intention de se tourner vers d’autres substances, et encore moins à l’alcool :

« Il y a des gens qui le font avec des médocs, d’autres avec des drogues plus dures, la majorité le fait avec de l’alcool. Moi, personnellement, je ne bois pas. L’alcool ne me va pas ».

En conclusion, le monde du showbiz français compte de potentiels promoteurs du CBD. Chanteurs, rappeurs, acteurs… Des personnalités qui tablent, pour l’heure, sur d’autres substances pour sortir du lot, pour s’affirmer. Du côté des autres personnalités publiques, les choses risques de se corser. En 2010, l’ex-animateur Laurent Fontaine a encore suscité l’indignation, quand il a déclaré :

« Si on retirait la coke aux animateurs, il y aurait beaucoup de trous dans la grille ».

Force est néanmoins de constater que la France a tout intérêt à adopter le CBD. Une thèse qui fait référence aux résultats d’études menées dans les pays ayant légalisé le cannabis médical. Il en ressort notamment une diminution notable de prescriptions d’antidépresseurs et autres anxiolytiques. Or, la France a toujours été le premier consommateur de ces types de médicaments en Europe.

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page