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Clément Prudhomme – Le Grossiste du CBD : On se reverra dans 20 ans pour un regard prospectif !

Bienvenue, amateurs et passionnés de cannabis, sur Parlons Canna. Aujourd’hui, nous sommes absolument ravis de vous présenter un invité spécial, Clément Prudhomme. Ce cher Clément a fait son entrée dans le monde du CBD en 2021, un peu tardivement par rapport à certains, après avoir passé cinq années dans le domaine du conseil et entamé sa carrière en ingénierie aérospatiale à Toulouse.

Mais attendez, ce n’est pas tout ! Clément n’est pas un novice en matière d’entrepreneuriat. Avant de se lancer dans le monde du CBD, il a créé une entreprise de toutes pièces et a même repris une autre dans un domaine totalement différent. Il s’est également aventuré dans le développement d’applications mobiles et a même repris une entreprise de pêche. C’est donc un homme aux multiples talents et expériences variées qui se joint à nous aujourd’hui.

Et maintenant, en tant que cofondateur de Grossisteducbd.fr depuis un an, Clément dirige fièrement une équipe de 15 personnes au sein de cette entreprise florissante. Alors, sans plus tarder, on vous propose de le laisser se présenter et de plonger directement dans ses impressions sur le marché actuel. Préparez-vous à une conversation passionnante et instructive !

L’éternel curieux qui a joué avec les nuages et la musique !

Clément est un véritable explorateur dans l’âme, toujours avide de découvertes. Dès le début, il était attiré par l’aéronautique, avec tous ces engins qui volent et semblent aussi complexes que fascinants. Il s’est donc lancé dans une quête pour comprendre pourquoi ça vole, s’intéressant à l’aérodynamique. Mais cela ne lui suffisait pas, il voulait aller plus loin et comprendre le fonctionnement des réacteurs, ces machines encore plus complexes. Ainsi, il est devenu un spécialiste des réacteurs.

Après avoir passé quelques années à se plonger dans les aspects techniques, Clément s’est rendu compte que la vie en entreprise n’était pas seulement une affaire de technique. Il s’est dit :

« À part la technique, on ne connaît rien en fait ! »

L’entreprise, c’est avant tout une question d’humain et d’argent. Même s’il avait touché à tous les aspects techniques de l’aéronautique, il a réalisé qu’il lui manquait une vision globale. Et c’est là que le jeu de l’entrepreneuriat a fait son apparition, avec toutes ses dimensions humaines et financières.

Il a donc fait un léger virage vers le management et la logistique à la fin de ses études, puis a suivi un master spécialisé pour élargir encore plus ses connaissances. Clément était totalement accro à cette quête incessante de savoir. Il a ensuite enchaîné avec du conseil, toujours animé par sa curiosité insatiable. Passant de l’aéronautique au monde de l’humain, il a découvert l’intelligence collective qui émanait du conseil indépendant.

Mais ce n’était pas suffisant pour notre aventurier curieux. Il avait besoin de quelque chose de plus captivant et intéressant, un domaine qui n’a jamais de réponse définitive : l’entrepreneuriat. Ainsi, il a plongé corps et âme dans cette aventure palpitante, satisfaisant son insatiable soif de curiosité. Mais il ne s’arrête pas là ! En dehors de son parcours professionnel, Clément est passionné par la musique et la psychologie. Il a même fondé un label de musique appelé French House Records il y a neuf ans. Et en plus d’être un explorateur des affaires, il est également un multi-instrumentiste talentueux, jouant de la musique pour le simple plaisir.

Voilà donc notre « éternel curieux » qui a flirté avec les nuages et les mélodies, toujours en quête de nouvelles aventures à découvrir.

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Quand la frustration mène à l’exploration et à la créativité !

Clément avait déjà cette petite étincelle entrepreneuriale même pendant ses études, car il savait que le côté business était important et ne voulait pas le négliger. Il sentait depuis longtemps cette frustration de se limiter à un domaine spécifique. Préférant avoir une vue d’ensemble, il comprend les interactions dans un mini domaine plutôt que de devenir un expert ultra-spécialisé. Il avait un don naturel pour faire des liens et des connexions entre différentes disciplines. Clément savait que tôt ou tard, la technique seule ne lui suffirait plus, et au lieu de se plaindre, il décida de se tourner vers des domaines qui l’intéressaient davantage pour pouvoir établir des liens plus vastes.

Mais revenons à Clément le musicien et Clément le psychologue !

Il aime à dire qu’il est passionné par l’entrepreneuriat, la psychologie, la musique et tout ce qui se présente à lui. Il s’intéresse à tout ce qui gravite autour. Mais pour l’instant, concentrons-nous sur son parcours. Clément a commencé avec l’aéronautique, puis la musique a pris le relais. Il joue des instruments et se passionne pour la musique depuis longtemps. Il y a dix ans, il a même fondé un label de musique avec deux amis, French House Records. Ils ont signé des artistes et organisé des événements musicaux. En dehors du monde des affaires et de l’argent, jouer de la musique et créer de manière différente apporte une satisfaction incommensurable. Pas de réponses préétablies, juste du ressenti et du plaisir. C’est une expérience incroyablement agréable et libératrice.

Ainsi, Clément a réussi à canaliser sa frustration en explorant différents domaines et en nourrissant sa créativité. De l’aéronautique à la musique, en passant par l’entrepreneuriat et la psychologie, il continue à élargir ses horizons et à faire des liens inattendus. C’est un véritable explorateur curieux, ne se limitant jamais à un seul chemin, mais embrassant tous les défis qui se présentent à lui avec enthousiasme et une touche ludique.

À la découverte des aventures entrepreneuriales avant le label

À l’époque où Clément avait 14 ans, il s’est lancé dans l’organisation de mariages avec ses amis afin de jouer de la musique et de récolter des fonds pour acheter du matériel. Dès cet âge précoce, ils vendaient déjà leurs prestations. Plus tard, vers l’âge de 22 ou 23 ans, Clément a créé son propre label. Il existait déjà en lui un besoin latent de créer quelque chose et il était passionné par cette idée.

La Genèse du projet et l’entrée dans l’industrie du cannabis

Clément a raconté comment il est arrivé dans l’univers du cannabis et pourquoi il s’est spécialisé en tant que grossiste. Tout d’abord, il a expliqué que, de nature hyperactive, il avait besoin de certaines médications puissantes qui, bien qu’efficaces, avaient des inconvénients. Cependant, il y a environ trois ou quatre ans, il a découvert le CBD, tout comme tout le monde. Il s’est dit que c’était une solution géniale, car il pouvait devenir presque « normal » en prenant du CBD en grande quantité, sans subir les inconvénients des autres molécules.

Le succès du GrossisteduCBD.fr

Après seulement un an d’activité et deux ans depuis la création de l’entreprise, Clément a pu constater que LeGrossisteCBD.fr comptait déjà 15 personnes dans son équipe. C’est une réussite impressionnante pour une entreprise aussi jeune et active depuis seulement un an. Cette histoire montre à quel point Clément a su transformer sa passion pour le cannabis en une entreprise florissante.

La rencontre avec Baptiste Labrosse et la naissance d’une idée

Après une genèse bien réelle, Clément a rencontré Baptiste Labrosse, son associé. Leur énergie débordante et leur intérêt commun les ont immédiatement rapprochés. Au lieu de se plaindre de ne pas avoir les mains dans une entreprise existante, ils se sont dit qu’ils étaient faits pour en créer une eux-mêmes. Baptiste était passionné par la culture, avec une mère ingénieure horticole et un père agriculteur. Depuis le début, il aimait créer la vie à partir de la terre et était également intéressé par les bienfaits du cannabis. Clément, de son côté, était passionné par l’entrepreneuriat. Ils se sont dit :

« Allez, il faut qu’on fasse quelque chose dans le CBD ! »
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L’idée du grossiste spécialisé dans le CBD

En examinant le marché, Clément et Baptiste ont rapidement compris qu’ils n’avaient pas beaucoup d’argent à investir. Ils ne voulaient pas non plus réaliser une grosse levée de fonds. Ils ont donc cherché une place qui n’était pas vraiment occupée par d’autres acteurs : celle de distributeurs grossistes. La plupart des entreprises du secteur étaient à la fois producteurs et grossistes, mais personne ne se concentrait uniquement sur la distribution des marques des autres, comme une sorte de « métro du CBD ».

Le choix d’un nom simple et efficace

Lorsqu’il s’agissait de choisir un nom pour leur entreprise, ils ont opté pour la simplicité. En tant que distributeur, leur objectif était de mettre en valeur les autres marques plutôt que de se mettre eux-mêmes en avant. Ils n’avaient pas les moyens de dépenser beaucoup d’argent pour le marketing, donc ils voulaient un nom qui ne nécessiterait pas d’explications interminables ni de coûts supplémentaires pour se faire connaître. Ainsi est né « LeGrossistecbd.fr ». Ce nom était facile à retenir et il facilitait le référencement. Lorsque les gens recherchaient « LeGrossistecbd.fr », c’était simple et direct.

Le début de l’aventure et les premières ventes

Les statuts de l’entreprise ont été déposés en juin 2020, et le premier site opérationnel a été lancé en septembre-octobre de la même année. Les premières ventes ont été réalisées en janvier 2022. Ainsi, cela fait maintenant un an et deux mois que l’entreprise est active. Dans quelques mois, cela fera deux ans depuis sa création en juin, et depuis lors, l’aventure du GrossisteCBD.fr n’a cessé de grandir.

L’appréhension d’un marché instable et l’approche du GrossisteCBD.fr

Dans un marché qui montrait déjà des signes d’essoufflement, Clément a dû trouver une approche ludique et astucieuse pour se démarquer. Le marché du CBD n’était plus aussi florissant qu’auparavant, avec des boutiques à tous les coins de rue. Comment Clément a-t-il abordé cette réalité, en entrant sur un marché déjà mature et potentiellement en déclin ?

Analyse du marché et diversification des produits

Clément et son équipe ont entrepris une analyse approfondie du marché existant. Ils ont observé les acteurs en place, évalué la situation et réalisé que la vente de fleurs de CBD était en déclin. Cependant, ils ont remarqué que d’autres segments du marché étaient encore en pleine croissance. Les huiles, les cosmétiques, les gélules et d’autres produits connexes étaient en plein essor. Clément a compris que le marché n’était pas totalement mature, mais qu’il était plutôt à un stade de transition. Cela leur a donné une idée brillante : devenir un distributeur qui référence toutes les autres catégories de produits.

Un positionnement unique dans le marché

Conscients que d’autres acteurs étaient déjà bien implantés dans la vente de fleurs de CBD, avec des ressources considérables, Clément a décidé de prendre une approche différente. Leur concept de distributeur consistait à offrir une large sélection de produits variés, allant au-delà de la simple vente de fleurs. Ils ont choisi de prendre la place que les autres ne prenaient pas, en référençant toutes les autres catégories de produits du marché. Au départ, environ 30% de leurs ventes étaient des fleurs de CBD, mais ce chiffre a diminué progressivement pour atteindre environ 20-25%. Le reste de leurs ventes se concentrait sur les autres produits, mettant en valeur leur positionnement unique de distributeur qui se focalise sur cette diversité.

Une vision à long terme

Clément et son équipe ne croyaient pas que la vente de fleurs de CBD était la clé du succès à long terme. Ils avaient conscience des effets nocifs de la fumée et avaient étudié le marché américain, où la vaporisation et les extractions étaient en plein essor. Ensemble, ils ont pris le risque de se lancer dans cette direction peu explorée, en pariant sur ces nouvelles tendances plutôt que sur la vente de fleurs. Ils ont choisi de référencer et d’accompagner les marques qui proposent ces produits, afin de réduire leur dépendance à la maturité du marché des fleurs et aux éventuelles difficultés liées à cette tendance en déclin.

LeGrossisteCBD.fr a ainsi adopté une approche astucieuse pour naviguer dans un marché instable, en s’appuyant sur la diversification des produits et une vision à long terme.

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Une veille chanceuse et inspirante

Voilà des chiffres surprenants, qui révèlent une diminution de la vente des fleurs de CBD dans le chiffre d’affaires des CBD Shops. Mais comment donc LeGrossisteCBD.fr organise sa veille pour rester à jour?

Une visibilité qui attire les propositions

Clément explique que leur positionnement et leur nom leur ont permis d’être assez visibles sur Google, ce qui a conduit les marques et producteurs à les contacter directement. Chaque semaine, ils reçoivent une dizaine voire une vingtaine de propositions de marques ou de produits à distribuer. Cette visibilité leur offre une opportunité unique de faire leur veille indirectement, en ayant accès à ces propositions.

Réunion hebdomadaire pour évaluer les produits

Clément et son équipe organisent une réunion chaque semaine pour examiner les échantillons reçus. Ils donnent leur avis sur différents aspects tels que le marché visé, le prix, la qualité du produit et sa maturité. Ensuite, ils prennent la décision d’accepter ou de refuser la proposition, et ils contactent ensuite les marques pour leur faire part de leur décision. Ils ne se contentent pas de dire « oui » ou « non », mais essaient d’apporter des conseils constructifs aux marques, en identifiant les points à améliorer ou à développer avant de pouvoir être distribuées. Enfin, ils s’efforcent également de voir si les propositions répondent à une demande du marché et si les marques sont prêtes à assumer les volumes de vente qui pourraient découler de leur distribution.

Des occasions de veille lors d’événements et dans les médias

Outre les propositions directes, Clément mentionne également la participation à des salons tels que le CBD Expo, qui leur offre une excellente vitrine pour découvrir de nouvelles marques et s’inspirer. Ils utilisent également des magazines et d’autres sources pour se tenir informés. Cependant, ils reconnaissent avoir la chance que les propositions leur arrivent directement, ce qui facilite leur veille.

Des produits transformés pour répondre aux futurs usages

Pourquoi une orientation vers les produits dérivés et transformés plutôt que la fleur brute?

Une évolution réfléchie

Clément confirme que leur choix se porte en effet davantage sur les produits packagés pour plusieurs raisons. Ils estiment que les usages et les modes d’administration du CBD évolueront dans le futur en se tournant vers les produits hors fleurs. Ainsi, ils ont élargi leur catalogue pour répondre à une plus grande diversité de besoins. Il ne s’agit pas seulement de minimiser les risques liés à la vente de fleurs, mais aussi d’assumer une responsabilité en tant qu’acteur sur le marché. Clément souligne qu’ils ont des discussions à ce sujet avec son associé et qu’ils veulent apporter leur contribution et leur vision dans ce secteur. Ils ne veulent pas simplement vendre pour vendre, mais aussi être fiers de ce qu’ils proposent, car en plaçant des produits dans les magasins, ils contribuent à faire découvrir de nouveaux produits et modes d’utilisation. Ils accordent donc une importance à la pédagogie dans leur approche.

La pédagogie comme clé du marché

Clément souligne l’importance de la pédagogie dans le marché du CBD, non seulement pour les consommateurs, mais aussi pour les professionnels. Il constate qu’il y a encore un manque de connaissance généralisé et un besoin de pédagogie à tous les niveaux. Les consommateurs ont besoin d’être informés et éduqués, mais il en va de même pour les marques. Il remarque que certaines marques ont évolué et ne se contentent plus de dire « j’ai du CBD dans mon produit ». Elles se questionnent davantage sur ce qu’elles apportent, pourquoi elles ont choisi telle ou telle formulation. Il souligne également l’intérêt croissant des acteurs étatiques qui s’intéressent aux impacts sur la santé. Selon lui, la réglementation est indispensable dans ce contexte.

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Une approche non-dictatrice et orientée bien-être

Clément explique le positionnement du GrossisteCBD.fr concernant le CBD récréatif et le CBD orienté bien-être ou médical.

Pas de dictat, mais une distribution équilibrée

Clément explique qu’ils ne poussent pas nécessairement vers le récréatif ou le médical. Ils distribuent différents produits, bien qu’ils évincent certains d’entre eux. Mais ils ne prétendent pas avoir raison et imposer aux gens ce qu’ils devraient consommer. Ils reconnaissent que certaines personnes utilisent le CBD de manière récréative, comme certains gummies ou fleurs qui ont un faible taux de THC. Cependant, ils estiment qu’il y a des personnes qui préfèrent fumer des fleurs de CBD plutôt que du THC réel. Ils font référence aux cinq millions de consommateurs en France qui pourraient souhaiter ralentir ou changer leur consommation. Ils soulignent également leur soutien à la transition vers d’autres modes de consommation, notamment les vapes et les e-liquides.

Accompagner les consommateurs dans la connaissance et le plaisir

Clément indique que leur approche consiste davantage à accompagner les consommateurs dans leur connaissance du CBD, que ce soit pour remplacer le THC par du CBD ou pour modifier leur mode de consommation. Ils remarquent que de nombreuses personnes consomment du CBD pour se relaxer et éprouver du plaisir. Ils partagent une étude récente qui met en évidence la présence de cannabinoïdes dans le sang après un orgasme, suggérant que le corps produit des cannabinoïdes pour le plaisir. Ils soulignent ainsi que le plaisir ne se résume pas seulement à la dopamine, mais qu’il implique également les cannabinoïdes.

Le système endocannabinoïde : une Exploration fascinante

Clément mentionne l’importance du système endocannabinoïde, qui est encore largement à explorer. Il souligne que nous sommes au début de cette découverte et que cela va être incroyable de comprendre davantage son fonctionnement. Cependant, il souligne également qu’il faudra faire preuve de prudence dans cette exploration, car le système endocannabinoïde est au cœur de la justification de la posologie. Il s’agit de déterminer quel produit convient à quelle personne en fonction de ses besoins.

La boîte de pandore des cannabinoïdes

Clément explique qu’une fleur de chanvre contient plus de 100 cannabinoïdes, mais seulement quatre ou cinq sont bien connus et de plus en plus utilisés. Il souligne que nous sommes encore en train d’explorer ces cannabinoïdes et que nous ne savons pas encore quel est leur impact à grande quantité dans le corps humain ni sur le long terme. Pour lui, l’apparition de produits contenant uniquement du CBD, du CBN ou du CBG en fonction des besoins, mais leur exposition et leur impact sur la santé à long terme restent encore inconnus.

Les études sur les différents cannabinoïdes

Clément partage une information récente selon laquelle un syndicat européen a réuni plusieurs grandes entreprises pour mener des études sur l’impact différencié entre l’isolat de CBD (CBD pur) et le full spectrum (extrait contenant tous les cannabinoïdes) sur le corps. Il mentionne que des recherches ont montré que le CBD isolé, lorsqu’il est pris à haute dose, se stocke dans quatre organes du corps et est difficile à éliminer, ce qui peut ne pas être très bon pour la santé. En revanche, le full spectrum, qui contient un éventail de cannabinoïdes, stimule les récepteurs endocannabinoïdes de manière équilibrée. Cela crée un effet d’entourage, où les différents cannabinoïdes interagissent harmonieusement dans le corps plutôt que d’avoir un impact trop fort en se concentrant uniquement sur un seul cannabinoïde.

La puissance des terpènes : Au-delà des parfums

Clément souligne l’importance des terpènes, ces petites molécules chimiques odorantes présentes dans le cannabis. Il mentionne que souvent, on les associe uniquement au plaisir sensoriel des parfums, mais leur rôle va bien au-delà. Il explique que les terpènes ont également des effets importants aux côtés des cannabinoïdes et qu’ils devraient prendre de l’importance dans le domaine du bien-être. Chaque individu devrait comprendre son propre profil de terpènes et pouvoir rechercher les économies et les terpènes qui lui correspondent.

Les marques qui assument les terpènes

Notre invité partage sa satisfaction quant à l’émergence de marques qui revendiquent l’utilisation de terpènes. Ces marques reconnaissent l’importance des terpènes et choisissent consciemment d’incorporer certaines combinaisons de terpènes avec leur CBD. Il mentionne que les terpènes ne sont pas seulement là pour le plaisir sensoriel, mais qu’ils peuvent avoir des propriétés bénéfiques pour la santé. Pour lui, cela est comparable à l’utilisation des huiles essentielles, où les gens ne les utilisent pas seulement pour leur parfum, mais aussi pour leurs effets assainissants, antiseptiques ou respiratoires. Il souligne que, malheureusement, ces aspects sont souvent négligés lorsqu’il s’agit du cannabis.

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La Magie des Terpènes : Des Arbres aux Cannabinoïdes

Les Terpènes, Ces Compagnons Botaniques

Clément souligne que les terpènes présents dans le cannabis se retrouvent également dans d’autres plantes et arbres, comme le pin, avec ses saveurs résineuses et vertes, ou le limonène, qui apporte une note citronnée. Pour lui, cela étonnant et fait remarquer qu’il existe des études qui démontrent comment ces terpènes facilitent l’assimilation des cannabinoïdes. Il rappelle que l’humanité consomme des cannabinoïdes depuis des milliers d’années, et que notre génome et nos récepteurs endocannabinoïdes ont évolué en conséquence. C’est pourquoi nous pouvons absorber ces composés de manière si naturelle, grâce aux récepteurs déjà présents dans notre corps.

Les clés des récepteurs endocannabinoïdes

Il compare cette facilité d’assimilation des cannabinoïdes à d’autres substances, comme le paracétamol, qui nécessite un métabolisme par le foie. En revanche, les endocannabinoïdes trouvent leurs récepteurs spécifiques dans notre corps, comme s’il y avait des serrures toutes prêtes qui attendent leurs clés. Il souligne que cette interaction harmonieuse entre les cannabinoïdes et nos récepteurs est le fruit de l’évolution de l’humanité au cours des 5 000 dernières années. Cela ne signifie pas qu’il faut absolument consommer ces composés, mais c’est une caractéristique pratique et fascinante de notre organisme. Les terpènes jouent un rôle essentiel dans cette synergie, tout comme les cannabinoïdes, et selon Clément, nous ne faisons que commencer à en explorer les possibilités.

Le retour de la plante millénaire : Un besoin de pédagogie

La perte d’une plante ancienne

Clément souligne que le besoin de pédagogie autour du cannabis est essentiel, car cette plante a été présente dans nos vies pendant des milliers d’années, mais nous l’avons perdue en seulement quatre-vingts ans. Il mentionne les témoignages des personnes âgées qui se souviennent de la culture du chanvre par leurs parents et du parfum qui se dégageait lors de la récolte. Autrefois, le chanvre était omniprésent, utilisé dans divers métiers, notamment pour les cordages, et faisait partie intégrante de chaque village. Aujourd’hui, il est nécessaire de réintroduire cette plante dans notre consommation, notre production et notre transformation, ce qui demande une approche pédagogique.

Le rôle de Clément dans la pédagogie du marché

Il souligne qu’il n’a pas l’intention de donner des leçons, mais en tant que distributeur, il reconnaît sa responsabilité dans la pédagogie. Clément met l’accent sur la nécessité d’informer sur les molécules et les produits disponibles, ainsi que sur les besoins auxquels ils peuvent répondre. Il précise qu’il ne peut pas faire de recommandations sanitaires, car ce n’est pas son domaine d’expertise, et qu’en l’absence d’études approfondies, il avance encore à tâtons. Son rôle principal est de partager les bonnes questions à poser aux consommateurs et aux revendeurs afin qu’ils puissent trouver les produits adaptés aux besoins spécifiques de chaque individu.

Informations sur les produits et les besoins

Clément propose de fournir des informations sur les différents produits disponibles, ainsi que sur les besoins auxquels le CBD et les autres cannabinoïdes peuvent correspondre. Il souligne également l’importance de reconnaître les besoins auxquels ces produits ne peuvent pas répondre, car ils ne sont pas des molécules miracles qui guérissent tout. Selon Clément, cela va certainement changer la pharmacopée mondiale, mais il est également important de souligner les avantages commerciaux potentiels. Il souhaite informer les différents acteurs, tels que les boutiques de CBD, les magasins de vapotage, les professionnels de la santé et les restaurateurs, sur les possibilités offertes par ces produits. Par exemple, il évoque la possibilité pour un magasin de vapotage de proposer des liquides au CBD avec de la nicotine, ou pour un restaurant ou un bar de créer des cocktails au CBD. Clément considère que son rôle est d’accompagner ces acteurs et de leur fournir les informations dont ils ont besoin pour explorer les opportunités liées au CBD.

La formalisation de l’information : Vers un standard clair

L’importance de la formalisation

Clément aborde l’importance de formaliser l’information de manière claire et standardisée. Il suggère l’idée d’un processus permettant de regrouper toutes les informations techniques du produit, en évitant tout aspect marketing, afin de créer une fiche produit ou un document informatif.

Les playbooks et les caractéristiques techniques

Il explique que, avec les différentes marques, ils ont l’habitude de créer des Playbooks, comme dans d’autres marchés, pour comprendre les caractéristiques techniques de chaque produit. Ils posent des questions aux marques afin de déterminer les différenciateurs stratégiques. Il souligne que dire que l’on a la meilleure qualité n’est pas une réponse en soi, mais il faut savoir à quel besoin spécifique on répond et pour quel type de clientèle. Cette approche leur permet de former leurs commerciaux et de transmettre le message aux revendeurs de manière objective, en expliquant précisément ce qu’il y a dans chaque produit, sans utiliser d’adjectifs subjectifs.

Besoin, voies d’administration et limitations

En plus des besoins spécifiques et des différentes voies d’administration, Clément précise qu’ils ne peuvent pas donner de posologie en raison des réglementations complexes. Ils doivent éviter de se substituer aux professionnels de la santé. Il souligne le défi actuel de l’absence de connaissances partagées, qui nécessiterait une formation plus poussée des médecins et des études plus approfondies. Ils recommandent donc la lecture d’articles de blog et d’études scientifiques, qu’ils mettent à disposition via leur blog et leurs commerciaux. Clément mentionne également qu’ils travaillent sur ce sujet, car il y a encore de nombreux besoins à combler.

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Création de contenus pour informer et éduquer

La 2ème Étape : Rendre l’information disponible à tous

L’entrepreneur mentionne la création de contenus sur le blog pour éduquer et partager l’information, mais souligne qu’ils attendent davantage d’études à mesure qu’elles arrivent. Il reconnaît qu’ils ont une deuxième étape à franchir, qui consiste à rendre cette information disponible au plus grand nombre, en se concentrant davantage sur le côté business pour leurs clients.

Éviter les malentendus et les jugements hâtifs

Il explique que l’objectif est de fournir des informations sur les différentes catégories de produits, en soulignant ce qui est important pour chaque client. Il souhaite éviter que les clients se retrouvent déconcertés ou confus. Par exemple, il mentionne le cas d’un client qui vend des fleurs et de la résine, mais qui ne sait pas comment conseiller un client intéressé par les cosmétiques au CBD. En expliquant les bienfaits du CBD dans les crèmes cosmétiques, tels que son action contre le cortisol et son potentiel d’aide pour l’eczéma, Clément constate que la compréhension du client change.

La confiance et l’importance de la pédagogie

Clément souligne l’importance de la pédagogie à tous les niveaux, comme mentionné précédemment. Il explique que fournir de fausses informations ou recommander incorrectement des produits dessert la réputation des conseillers et nuit à la confiance des clients. Il insiste sur la nécessité de se renseigner auprès de sources vérifiées et fiables pour éviter les malentendus et préserver la confiance des consommateurs.

La peur et les besoins latents : démystifier le CBD

La peur et les attentes déçues

Clément souligne le problème de la peur qui découle du manque de connaissances dès le début. Il mentionne l’image négative associée au cannabis, notamment pour certains fumeurs de joints qui nuisent à leur santé ou qui ont eu une expérience décevante avec des produits de mauvaise qualité. Selon lui, ces personnes n’ont pas l’information nécessaire pour savoir que le CBD peut leur offrir une sensation de relaxation et réduire le stress. Il y a donc une attente non comblée de leur part.

Révéler les potentiels cachés

L’entrepreneur souligne le manque de conscience des clients et des consommateurs finaux concernant les possibilités offertes par le CBD et d’autres molécules pour traiter différentes pathologies. Il s’amuse à imaginer une situation où, avant de connaître le CBD, il avait un besoin latent mais ne pouvait y répondre. Cependant, avec l’information adéquate, il constate que la part du marché augmente, et qu’en partageant ces connaissances, ils se battent tous pour attirer les mêmes clients. Il insiste sur le fait que plus l’information est partagée, plus le marché se développe dans la bonne direction.

Le paradoxe de la recherche française

Le défi linguistique et le paradoxe scientifique

L’entrepreneur soulève le paradoxe de la situation en France concernant la recherche sur le CBD. Il constate que bien que les Français ne soient pas réputés pour leurs compétences linguistiques, ils sont pourtant reconnus sur le plan scientifique, notamment dans le domaine de la recherche pharmaceutique et médicale. Cependant, il remarque que la majorité des études sur le CBD sont menées à l’étranger, ce qui rend nécessaire la recherche d’informations à l’international.

Les difficultés et les contraintes

Clément explique que la situation est un peu complexe. Il souligne que la recherche française sur le CBD est encore limitée, en partie en raison de son caractère récent et évoque le coût élevé et les méthodes nécessaires pour mener des études d’envergure. Le businessman note également que le financement de telles études peut être un défi, car il faut convaincre les comités d’administration des grandes entreprises d’investir des millions d’euros dans des études liées au cannabis. Il comprend les réticences des chefs d’entreprise qui ont déjà investi dans d’autres produits et se demandent si cela vaut la peine de se lancer dans de nouvelles études.

Le défi de la recherche et des décisions financières

Le chef d’entreprise souligne que même s’ils décidaient de lancer des études maintenant, d’autres laboratoires ont déjà commencé il y a plusieurs années. Il met en évidence les questions qui se posent : quelles molécules tester ? Combien de personnes inclure dans l’étude ? Quelle est l’hypothèse de départ ? Qui financera ces recherches ? Il comprend les difficultés auxquelles les entreprises sont confrontées et met en avant la perspective des chefs d’entreprise qui doivent prendre des décisions financières complexes, notamment lorsqu’ils ont déjà investi dans d’autres produits.

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L’impact des études américaines et l’orientation à moyen et long terme

Les États-Unis en avance et le rôle des études

Clément souligne l’impact bénéfique des études menées aux États-Unis sur le marché du CBD. Il remarque que les États-Unis disposent d’un marché bien plus vaste et d’un historique d’études et de résultats dans ce domaine. Il est convaincu que cela contribuera peu à peu à rassurer et guider les entreprises pharmaceutiques et les entrepreneurs qui se lancent dans ce domaine. Ainsi, les études jouent un rôle important en offrant des informations précieuses pour ceux qui adoptent une perspective à moyen et long terme.

L’approche entrepreneuriale à court terme et le besoin d’études

Selon Clément, il existe un phénomène important mais souvent méconnu. Les études sont principalement utilisées par ceux qui visent le moyen et le long terme, notamment dans le développement de médicaments qui nécessitent un processus de mise au point de 5 à 10 ans. Cependant, dans un marché instable où certains se concentrent sur la vente de fleurs ou de résine et surfent sur la demande à court terme, l’approche entrepreneuriale est différente. Dans ces cas, l’objectif est de saisir rapidement une opportunité sur un marché de niche, mais cela ne nécessite pas nécessairement des investissements à long terme. Cette approche est louable et peut être efficace dans certains contextes, mais pour les produits thérapeutiques, il est essentiel de mener des études approfondies pour s’assurer de l’impact positif sur les consommateurs. Cela demande du temps et des ressources financières.

La nécessité d’études pour des produits de qualité

Clément souligne l’importance des études pour garantir la sécurité et l’efficacité des produits. Il met en évidence le fait que la recherche approfondie est nécessaire pour s’assurer de ne pas nuire aux consommateurs. Pour développer des produits de qualité, il faut du temps et des investissements substantiels.

La vision de Clément et Baptiste : Distribuer, faire pousser et mettre au point des traitements thérapeutiques

Le défi stratégique et le début dans la distribution

Clément partage avec Baptiste le rêve de développer des traitements thérapeutiques. Cependant, au départ, ils étaient confrontés à des défis financiers et de connaissances. Ils n’avaient pas les ressources nécessaires pour créer leur propre laboratoire et peu de partenaires potentiels. Alors, ils ont décidé de commencer par la production. Cependant, ils ont rapidement réalisé que la production seule n’était pas suffisante. Ils auraient besoin de vendre leurs produits et de comprendre le marché pour assurer une source de revenus stable.

La distribution comme point de départ

Les deux hommes ont pris la décision stratégique de se concentrer d’abord sur la distribution. Ils ont estimé qu’en comprenant les canaux de vente et en établissant des relations dans le domaine, ils pourraient mieux appréhender le marché et assurer leur positionnement. Ainsi, la société qui se cache derrière LegrossisteduCBD.fr, K-LAB SAS, a vu le jour, avec une vision claire de la distribution comme première étape.

De la distribution à la croissance et au laboratoire

Une fois qu’ils auront consolidé leur présence dans la distribution, Clément et Baptiste ont prévu de passer à l’étape suivante : la croissance. Ils veulent maîtriser certains aspects de la culture des plantes et développer des variétés spécifiques. Cela leur permettrait de fournir des produits de qualité et de mieux répondre aux besoins du marché. Enfin, leur vision à long terme est de mettre au point des traitements thérapeutiques basés sur le CBD.

L’importance de prendre les étapes une à une

Clément souligne l’importance de respecter un ordre d’étapes et de se concentrer sur chaque phase avant de passer à la suivante. Ils veulent sécuriser leur position en France, puis élargir leur distribution à l’échelle européenne. Ils savent qu’il est essentiel de bien comprendre chaque étape pour assurer leur succès à long terme.

La passion pour les plantes et les traitements naturels

Clément et Baptiste partagent une passion commune pour les plantes et la culture. Leur motivation découle également de leurs propres expériences avec les traitements médicamenteux administrés pour des troubles tels que l’hyperactivité et les problèmes d’attention. Lorsqu’ils ont découvert les bienfaits potentiels du CBD, ils ont été enthousiasmés par la possibilité d’offrir à un plus grand nombre de personnes un accès plus facile à des traitements naturels.

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Maîtrise de la chaîne et relation avec les clients : Une approche progressive

Dans leur démarche de mettre au point des traitements thérapeutiques à base de CBD, Clément et son associé Baptiste ont une vision globale qui englobe l’approvisionnement, la production et la partie laboratoire pour les médicaments. Ils souhaitent descendre la filière progressivement en maîtrisant chaque étape. Cependant, en ce qui concerne la communication avec les clients finaux, ils reconnaissent ne pas être directement en contact avec eux. Leur stratégie repose sur la collecte de retours d’expérience provenant des études, des recommandations des organismes de santé et de leurs revendeurs, qui jouent un rôle crucial dans la transmission des informations. Ainsi, tout en poursuivant leur objectif de maîtrise de la chaîne, ils s’appuient sur ces différentes sources pour améliorer leurs produits et répondre aux attentes des clients finaux.

Une vision long terme : Brillant les autres et maîtriser la chaîne

Dans leur vision à long terme, Clément et son associé ne cherchent pas à mettre leur nom en avant ni à créer une galaxie de marques spécialisées. Leur objectif est plutôt de briller les autres acteurs de l’industrie en distribuant les produits, puis en se concentrant sur la culture pour maîtriser les variétés. L’idée est de mettre au point des traitements thérapeutiques, que ce soit sous leur nom ou non, en veillant à maîtriser chaque étape du processus pour éviter les influences extérieures qui pourraient ralentir leur progression. Ils reconnaissent que la création de marques et le marketing seront nécessaires, mais pour le moment, leur priorité est de suivre une approche progressive et de se concentrer sur le développement des traitements. Ils envisagent de revoir leur stratégie dans cinq ans, une fois qu’ils auront atteint cet objectif.

Une expérience d’entrepreneuriat : Mélanger les erreurs, l’intelligence collective et le focus

Au fil de son parcours entrepreneurial, Clément a créé sa première société, puis en a repris une autre avant de prendre la direction d’une entreprise. Il considère que l’expérience se forge à travers le nombre d’erreurs commises. En combinant son expérience avec le désir de se concentrer sur une seule chose, il a adopté une approche unique pour sa nouvelle entreprise, en se positionnant comme un acteur spécialisé dans la distribution. Il mélange son background avec une approche d’intelligence collective, tirée de son expérience de consultant. Plutôt que de prétendre tout savoir, il encourage ses collaborateurs à travailler ensemble pour résoudre les problèmes complexes. Son objectif est de recruter des personnes plus intelligentes que lui, afin qu’elles puissent apporter leur expertise et guider les décisions. Cette combinaison d’intelligence collective, de focus et d’avancement étape par étape est ce qui guide leur entreprise vers le succès.

Préparer la croissance : Structuration et stabilisation de l’équipe

Quid de la taille et la maturité de l’équipe actuelle, ainsi que l’objectif d’atteindre un niveau de maturité suffisant pour gérer la croissance de l’entreprise. Clément explique que l’équipe est actuellement en phase de finalisation de l’organisation, car elle a connu une expansion rapide, passant de quatre à quinze membres en seulement six ou sept mois. Cette période d’intégration et de structuration est nécessaire pour assurer une bonne cohésion et une ambiance de travail harmonieuse. De plus, l’entreprise vient de récupérer de nouveaux locaux qui nécessitent également du temps pour être aménagés en showroom. L’objectif est donc de se préparer à la croissance future en consolidant les bases et en mettant en place les structures nécessaires. L’hyper-croissance est un rêve, mais il est important de se préparer à gérer cette croissance de manière efficace. Actuellement, l’entreprise connaît une augmentation constante de 25 % de son chiffre d’affaires chaque mois, ce qui représente un défi pour maintenir le rythme. L’équipe se concentre donc sur la stabilisation de la croissance et la mise en place des fondations solides pour soutenir l’expansion continue.

Viser l’expansion et la stabilisation de l’équipe : Préparation à l’internationalisation

L’équipe a pour objectif de compter une vingtaine de membres d’ici la fin de l’année, ce qui est tout à fait réalisable. Les plans pour l’année suivante incluent des phases d’internationalisation, en se préparant aux prochaines légalisations dans d’autres pays européens. L’idée est d’être prêts lorsque la légalisation se produira, afin de pouvoir offrir leurs produits sur le marché et montrer qu’ils sont des acteurs fiables et compétents. Cela implique de démontrer leur expertise et leur savoir-faire dans le domaine.

L’enjeu de l’incertitude réglementaire : L’appel à des règles claires

Cependant, l’incertitude réglementaire est une préoccupation majeure. Contrairement à ce que certains peuvent penser, le flou juridique n’est pas souhaitable pour un entrepreneur à long terme. Cela limite les investissements, crée de l’insécurité et empêche une planification adéquate. Il est essentiel que les autorités établissent des normes claires et définissent des règles strictes pour le marché. Cela permettrait de stabiliser le secteur, d’offrir des conseils fiables, de fixer des limites et de restreindre les acteurs imprudents. Une réglementation solide et bien encadrée serait bénéfique pour l’ensemble du marché et contribuerait à son développement harmonieux.

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Le casse-tête des molécules : une bataille entre États et acteurs privés

Dans les méandres de la rigueur réglementaire, un sujet captivant s’invite au débat. C’est un jeu de cache-cache entre les nouvelles molécules et les législateurs. Les États, l’Europe et leurs règles supranationales tentent de suivre le rythme effréné des acteurs privés, qui innovent, vendent et créent sans relâche. Mais voilà, il y a un hic. Les lois ne courent pas aussi vite que les molécules, créant un écart flagrant. D’un côté, l’envie de tout réguler ; de l’autre, la tentation de l’anarchie. Dans ce jeu complexe, les questionnements fusent et les propositions de produits issus de nouvelles molécules affluent sans relâche. Mais qui détient le pouvoir de décision dans cette partie endiablée ? Mystère total. Autant dire que la situation n’est pas de tout repos !

Le bal enchanté des molécules : une quête éthique pour choisir son partenaire de jeu

Au cœur de cette joyeuse valse des nouvelles molécules, se pose une question : que dire du HHC ? Bien qu’il soit souvent le protagoniste principal, d’autres prétendants s’invitent à la danse. Le choix est cornélien. Certains clament haut et fort qu’il faut s’en moquer et le vendre sans retenue. D’autres préfèrent rester fidèles à leurs principes, refusant de déroger à leurs valeurs. Mais une fois rentrés chez eux, une question éthique émerge. La responsabilité dont ils parlaient plus tôt les hante. Quel impact leurs actions auront-elles lorsqu’ils refermeront leur ordinateur ? Ils savent pertinemment que le site qu’ils ont créé, les messages qu’ils font passer et les produits qu’ils distribuent laisseront leur empreinte. Ainsi, ils se retrouvent en équilibre instable, sur le fil tendu entre deux réalités. Pas facile de jongler avec cette dualité enjouée.

La boussole éthique : Un critère primordial

Au sein de cette grande foire des entreprises, certaines mettent en place un comité de sélection, plus ou moins indépendant, chargé de trancher sur des sujets sensibles, notamment la sélection des produits. Mais comment gardent-ils le cap pour l’instant ? Ont-ils des critères intransigeants ? Clément, l’homme de la situation, est là pour répondre à cette énigme.

Le pouvoir de l’éthique : Testé et approuvé !

La première pièce maîtresse de leur boussole est l’éthique. En vérité, tous les produits qu’ils distribuent, lui et son équipe les ont consommés, les ont testés (à l’exception des fleurs, car Clément a arrêté de les fumer depuis un an et préfère les vaporiser). Les résines ne font pas exception. Ils ont mis à l’épreuve ces produits. Ainsi, le premier critère repose sur leur propre capacité à les utiliser et à les faire tester par leur équipe, qui est un peu comme une grande famille. « Pourrions-nous le tester ? Oserions-nous le faire ? » C’est là la clé de voûte de leur démarche.

L’équilibre du business : Un catalogue stratégique

Mais il y a aussi le côté business, celui qui leur permet de jongler avec les besoins des revendeurs. Leur mission est d’avoir un catalogue varié, large, qui puisse répondre aux différentes demandes. Cependant, lorsqu’ils ajoutent une nouvelle marque à leur sélection, ils veillent à ne pas laisser celle-ci dévorer une autre. En d’autres termes, si une autre marque propose exactement la même chose, répondant aux mêmes besoins, ou si elle essaie de satisfaire tout le monde, ils lui disent « non ». Il n’y a pas de place pour elle. Ainsi, le deuxième critère est de trouver des différenciateurs stratégiques pour chaque marque. Leur travail consiste à conseiller leurs clients, et si leur équipe commerciale n’est pas en mesure de dire qu’un produit est bon pour telle personne, alors cela ne sert à rien de le vendre. Ils perdraient des clients, se retrouveraient avec un surplus de stock… Bref, ce n’est pas leur job.

Clément et son équipe : Des magiciens du choix éthique

Ainsi, Clément et son équipe jonglent habilement entre l’éthique et les besoins du marché, tel des magiciens qui ne laissent rien au hasard. Ils s’assurent que chaque produit ait été testé et approuvé par eux-mêmes, garantissant ainsi une sélection de qualité. De plus, ils veillent à ce que chaque marque ajoutée à leur catalogue ait sa propre valeur ajoutée, afin de mieux répondre aux attentes des revendeurs. Leur objectif ultime est d’offrir des produits qui correspondent réellement aux besoins des clients, tout en maintenant une intégrité éthique. Ainsi, ils jonglent entre leurs critères rigoureux et leur expertise pour créer un équilibre parfait dans leur sélection.

Le côté réglementaire : L’art de briller tout en jouant franc jeu

Dans cette aventure trépidante, l’entreprise se retrouve confrontée à un défi de taille : les aspects réglementaires. Il faut être honnête, étant présents sur le devant de la scène, visibles à travers Google et ayant pignon sur rue, ils ne passent pas inaperçus. Ainsi, il est impératif de faire preuve d’une transparence sans faille. Cela se traduit par la nécessité de fournir des informations détaillées sur l’origine des produits, leur processus de création, ainsi que des fiches de données de sécurité et des analyses effectuées par des laboratoires indépendants. Bien que certains puissent bénéficier de la double casquette de fabricant et d’analyste, il est important de s’assurer que les évaluations soient objectives et impartiales.

Le côté marketing : Une danse entre audace et stratégie

Parallèlement, se profile le défi du marketing. Le marché dans lequel évolue l’entreprise est encore en phase de développement, avec une offre limitée de marques. Parmi celles présentes, certaines sont portées par des entrepreneurs chevronnés ou dotés d’un talent exceptionnel pour la mise en avant de leurs produits. Souvent, il est fait référence aux acteurs américains, connus pour leur excellence en la matière. Ainsi, il est essentiel de se positionner avec élégance et d’offrir une image haut de gamme, en anticipant les changements à venir sur le marché. Il est prévu que de « super acteurs » fassent leur entrée, conscients que le marketing est une clé majeure du succès. C’est pourquoi, l’entreprise, au fil du temps, considère également la qualité des stratégies marketing proposées par les marques. Avec honnêteté et sans prétention, elle exprime ses réserves lorsque le niveau marketing ne répond pas à ses attentes. Dans le pire des cas, elle suggère d’apporter quelques ajustements, sans prétendre donner des conseils. Toutefois, si une marque souhaite que ses produits soient distribués, il lui est conseillé de franchir cette étape supplémentaire.

L’arrivée des concurrents américains : Entre excitation et préparation

Dans ce monde trépidant de la concurrence, les regards se tournent vers les États-Unis qui font leur entrée dans l’arène. Et les délais ? Eh bien, c’est un jeu d’avantages et d’inconvénients. Ne nous lançons pas dans des débats politiques ou économiques sur la libéralisation des marchés, concentrons-nous plutôt sur le choc des marques dans notre petit univers clos. Et là, ça bouge ! Les Américains ne sont pas les meilleurs dans tout, mais en matière de marketing, ils ont de quoi nous surprendre.

Un petit vent frais souffle sur le marché, et notre cher Clément a déjà plusieurs marques américaines en tête qui ont frappé à notre porte. Et quel talent ! On ne peut s’empêcher d’admirer leur savoir-faire. Bon, soyons honnêtes, ce n’est pas tous les jours qu’on fait l’éloge des Américains, mais en marketing, ils ont des idées qui décoiffent. Alors, comment faire face à cette déferlante ?

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Une rencontre sous les projecteurs : Partageons nos succès

Dans notre entreprise, nous avons l’habitude de travailler avec de nombreuses marques différentes. Chacune a ses propres présentoirs, flyers et stands. On s’est dit, pourquoi ne pas inviter tout le monde à notre showroom pour discuter, échanger et s’inspirer mutuellement ? En unissant nos forces, nous pouvons atteindre des sommets encore plus hauts. Il suffit d’un peu de coopération, et hop, tout le monde en ressort gagnant !

Le parfum de l’inconnu : Un marché instable et des opportunités à saisir

Cependant, la chance nous sourit. Le marché et les réglementations sont encore en mouvement constant. Les investissements massifs n’ont pas encore été réalisés par peur de l’incertitude. Après tout, personne ne veut dépenser des millions d’euros pour racheter un ou deux « pure players » si tout peut s’arrêter du jour au lendemain. Nous avons donc un petit répit avant l’arrivée massive des géants américains. Bien sûr, il y en a déjà quelques-uns qui se sont installés discrètement, mais ils n’ont pas encore la visibilité nécessaire. Certains d’entre eux n’ont même pas traduit leurs produits en français ! Eh oui, nous avons une chance inouïe d’avoir un peu d’avance, du moins pour le moment.

Le défi européen pour les Américains

Le marché européen n’est pas une mince affaire, surtout pour les entreprises américaines qui souhaitent le conquérir. Il ne faut pas sous-estimer les nombreuses difficultés auxquelles elles sont confrontées. Contrairement à une vision simpliste, l’Europe ne constitue pas un seul marché homogène, mais plutôt une agrégation de marchés nationaux aux spécificités culturelles, linguistiques et réglementaires propres.

La complexité des marchés nationaux

Chaque pays européen a sa propre langue, ses habitudes de consommation, ses salaires, ses canaux de communication et ses particularités politiques. Ces différences multiples représentent autant d’obstacles à surmonter pour les entreprises américaines qui tentent de s’implanter en Europe. Les erreurs de jugement peuvent être coûteuses, tant sur le plan financier que sur celui de la réputation.

La nécessité d’une approche dédiée

Conquérir le marché européen demande une approche spécifique et dédiée. Il ne suffit pas d’adopter une stratégie générique pour tous les pays. Au contraire, il est essentiel d’adapter ses produits, ses communications et ses équipes aux spécificités de chaque marché national. Cela nécessite des ressources considérables, avec des équipes locales compétentes et bien informées sur le terrain.

Les barrières réglementaires et les défis logistiques

Outre les aspects culturels et linguistiques, les entreprises américaines doivent également faire face à la complexité des réglementations européennes. Chaque pays peut avoir ses propres exigences en matière de produits, de sécurité et de conformité. Cette fragmentation réglementaire ajoute une couche supplémentaire de complexité aux opérations d’implantation et de distribution.

L’équilibre entre ambition et réalité

Il est indéniable que de nombreuses entreprises américaines aspirent à conquérir le marché européen en raison de son potentiel économique. Cependant, il est crucial de garder à l’esprit les défis et les contraintes spécifiques de chaque marché national. Les Américains doivent trouver l’équilibre entre leurs ambitions internationales et la réalité du terrain.

Les acteurs de la chaîne de valeur

L’univers des marques en Europe est composé d’une multitude d’acteurs, qu’il est important de comprendre pour réussir à s’y imposer. En effet, la chaîne de valeur est complexe et implique différents intervenants, allant du producteur ou de l’extracteur jusqu’aux distributeurs et aux consommateurs finaux.

La diversité des acteurs privés

Parmi les acteurs privés, on retrouve les producteurs et les fabricants, qui jouent un rôle clé dans la création des produits. Ils peuvent être responsables de l’extraction des matières premières et de la mise à façon, ainsi que de la création de marques blanches. Les laboratoires et les fabricants d’images de marque peuvent également intervenir dans ce processus.

Les distributeurs et les revendeurs

Une fois les produits créés, ils passent entre les mains des distributeurs, grossistes, semi-grossistes et revendeurs, qui assurent leur mise sur le marché. Ils jouent un rôle essentiel dans la distribution et la disponibilité des produits auprès des consommateurs finaux.

L’arrivée des acteurs étrangers

Au-delà des acteurs européens, les Américains et les Chinois font leur entrée dans le paysage des marques en Europe. Leur arrivée est marquée par des laboratoires de grande envergure, des coûts de production compétitifs et des délais plus courts. Cependant, ils doivent faire face à certaines barrières culturelles, notamment dans la collaboration avec les laboratoires chinois.

La mauvaise réputation des produits chinois

Les produits en provenance de Chine souffrent souvent d’une mauvaise réputation en termes de qualité. Cela peut être un obstacle pour les acteurs chinois qui cherchent à s’imposer sur le marché européen. Néanmoins, il convient de noter que la perception évolue peu à peu et que certains acteurs chinois commencent à gagner en crédibilité.

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L’invasion des équipes chinoises

Les Chinois sont de plus en plus présents sur le marché européen, notamment grâce à leurs équipes dédiées à la réglementation et à la mise aux normes. Ils sont experts dans la gestion des exigences en matière de packaging et de conformité. Il n’est donc pas rare d’être démarché par des entreprises chinoises.

Entre deux mondes

Cependant, cela peut parfois créer une situation délicate pour les marques. Certaines préfèrent produire en France ou dans d’autres pays, mais se retrouvent face à des fabricants chinois ou américains qui proposent des produits compétitifs. C’est un véritable dilemme de choix, car il existe de très bons fabricants chinois. Cependant, il est important de noter que cette situation est plus courante pour les dispositifs tels que les vaporisateurs ou les stylos de vape, où une grande majorité de la production provient de Chine.

La sélection naturelle

La compétitivité du marché impose des exigences telles que l’achat de grandes quantités de dispositifs, une bonne équipe de marketing et une certaine patience pour attendre la livraison, qui peut prendre deux ou trois mois. Ces facteurs créent des barrières à l’entrée pour certains acteurs. Néanmoins, cela permet également d’assurer une réelle compétitivité sur le marché.

Les Américains en avance

Les Américains, quant à eux, se démarquent davantage dans la fourniture de cannabinoïdes tels que le CBD, le CBG, le CBC, et autres. Bien que de plus en plus de laboratoires européens soient capables d’extraire ces composés facilement, pour les Américains, l’importation reste un processus complexe et coûteux. Cependant, au cours des six derniers mois, il est devenu beaucoup moins cher d’acheter ces cannabinoïdes transformés en Europe. Néanmoins, il est intéressant de noter que quatre ou cinq acteurs, dont deux Américains et deux Chinois, ont établi une présence plus durable en Europe et simplifient la logistique en stockant des quantités importantes dans un ou deux pays. Cela pourrait rapidement changer la donne sur le marché.

La compétition des cannabinoïdes s’intensifie

L’arrivée de l’Asie : la ruée vers l’or vert

Dans cette nouvelle ère des cannabinoïdes, l’Asie joue un rôle de plus en plus prépondérant. Clément décrit comment les acteurs asiatiques sont prêts à exploiter les opportunités offertes par le marché mondial. Avec un climat idéal pour la culture du cannabis et une main-d’œuvre abondante, ils peuvent produire en grande quantité. Même si leur approche peut être moins axée sur la qualité, ils sont déterminés à fournir des cannabinoïdes à bas coût pour conquérir le marché.

Les défis de la réglementation

Clément soulève la question de la réglementation dans le secteur des cannabinoïdes. Alors que la concurrence s’intensifie, il est essentiel de veiller à la qualité et à la sécurité des produits. Il espère que l’Europe prendra des mesures pour établir des normes strictes et vérifier la provenance des cannabinoïdes. La réglementation permettra d’éviter la présence de substances indésirables ou de métaux lourds dans les produits, offrant ainsi une meilleure protection aux consommateurs.

Une compétition croissante

Clément prédit une compétition féroce entre les États-Unis, l’Europe et la Chine dans le domaine des cannabinoïdes. Les grands acteurs cherchent à investir massivement pour bénéficier d’économies d’échelle et devenir des leaders du marché. Cela stimulera l’innovation et poussera les entreprises à améliorer leurs pratiques de production. La concurrence accrue entraînera également une plus grande variété de produits de qualité supérieure, offrant ainsi un choix plus large aux consommateurs.

Les différentes approches de la culture du chanvre

Clément souligne les différentes approches de la culture du chanvre. D’un côté, il y a la culture en intérieur, hautement contrôlée, visant à maximiser les principes actifs de la plante. De l’autre côté, il y a la culture plus industrielle, où le chanvre est cultivé en grande quantité pour diverses utilisations. Dans cette approche, toutes les parties de la plante sont utilisées, des cordages aux fleurs. Chaque approche a ses propres objectifs et considérations, que ce soit la vente de fleurs de haute qualité ou la production d’extraits pour des utilisations spécifiques.

La recherche de la beauté et de l’authenticité

La question de l’esthétique et de l’authenticité joue un rôle crucial dans la culture du chanvre. Lorsqu’il s’agit de vendre des fleurs, leur apparence, leur odeur et leur teneur en terpènes sont des critères importants. Les producteurs investissent dans la qualité visuelle et olfactive de leurs fleurs, car cela leur permet de les vendre à un prix plus élevé. Cependant, il est important de trouver un équilibre entre la beauté et la qualité réelle de la plante, tout en gardant à l’esprit les coûts associés à la production.

Différents objectifs pour différentes utilisations

Clément met en évidence les différents objectifs des producteurs de chanvre. Certains se concentrent sur la vente de fleurs de haute qualité, tandis que d’autres choisissent des variétés spécifiques dans le catalogue européen des chanvriers pour produire des extraits. Chaque objectif nécessite une approche différente, que ce soit la culture en extérieur pour la vente de fleurs ou la sélection de variétés pour une extraction ultérieure en laboratoire. Il est important de comprendre ces différences pour mieux appréhender l’industrie du chanvre.

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Les PGR et leur utilisation dans l’horticulture

Clément aborde le sujet des réducteurs de croissance, également connus sous le nom de PGR (Plant Growth Regulators). Il explique que ces substances ont été découvertes il y a plusieurs années et étaient utilisées dans l’horticulture pour obtenir des bulbes plus gros et des fleurs magnifiques. Cependant, leur utilisation dans l’agriculture alimentaire s’est révélée cancérigène, entraînant leur interdiction en Europe il y a une dizaine d’années.

Les PGR dans l’industrie du chanvre

Malgré leur interdiction dans l’agriculture alimentaire, de nombreux producteurs de fleurs de chanvre continuent d’utiliser les réducteurs de croissance. Une croyance populaire persiste dans le milieu du THC selon laquelle des fleurs fortes et denses sont recherchées, similaires à celles d’Amsterdam. Cependant, cette pratique s’avère être un échec, car les fleurs obtenues sont souvent très compactes et ont une texture semblable à celle de la peau d’un kiwi, masquant la structure naturelle des bulbes.

Les conséquences et les défis

L’utilisation des PGR dans l’industrie du chanvre pose plusieurs problèmes. Les consommateurs finaux expriment leur préférence pour des fleurs denses, comme celles d’Amsterdam, ce qui pousse les revendeurs à rechercher des produits répondant à cette demande. Cependant, de nombreux revendeurs et consommateurs ne sont pas informés des risques pour la santé liés à l’utilisation des PGR. De plus, ces produits sont moins coûteux à produire, ce qui les rend plus disponibles sur le marché.

Attention aux fleurs de chanvre compactes et denses, elles sont à éviter !

Clément met en garde contre la consommation de fleurs de chanvre CBD qui présentent une apparence compacte et dense, ressemblant à des têtes de kiwi. Il explique que ces fleurs sont souvent traitées avec des réducteurs de croissance chimiques, ce qui les rend potentiellement dangereuses pour la santé. Par ailleurs, il recommande aux consommateurs de rechercher des fleurs de CBD et de chanvre présentant des circonvolutions et des bulbes naturels, afin d’éviter les produits contenant des substances nocives. Il encourage également à partager cette information pour sensibiliser le public et promouvoir des produits de meilleure qualité.

Retour vers le naturel : l’attrait pour les cultures en serre et de meilleure qualité

L’entrepreneur souligne que malgré la popularité des cultures indoor, leur coût élevé en termes d’électricité et de consommation en général pousse de nombreux producteurs à utiliser des serres vitrées comme alternative. Cependant, il observe un retour vers le naturel, avec une demande croissante pour des produits biologiques et naturels. Les consommateurs se tournent vers les serres et les cultures de meilleure qualité, privilégiant des fleurs qui ressemblent réellement à des fleurs. Cette tendance indique un mouvement vers une approche plus respectueuse de l’environnement et de la qualité des produits.

Les astuces ludiques de Clément pour reconnaître une bonne fleur de chanvre

Notre invité invite à utiliser ses sens pour évaluer la qualité. Tout d’abord, il suggère de fermer les yeux, de sentir et de respirer pour essayer d’identifier les différentes notes et arômes qui résonnent comme des cordes ou des cloches dans la musique. Ensuite, il conseille d’observer l’apparence de la fleur en recherchant des circonvolutions et une densité agréable. La texture est également importante, avec un bon niveau d’humidité et de maturité. On peut même utiliser un microscope pour vérifier la couleur des trichomes et s’assurer que la récolte a été effectuée au bon moment. Clément mentionne également l’importance du processus de maturation et du curage des fleurs, tout comme la viande doit être affinée. Les analyses de laboratoire pour vérifier le taux de cannabinoïdes et l’absence de substances illicites sont également recommandées. Enfin, il souligne l’importance de l’origine de la fleur, en privilégiant les productions françaises, et l’aspect commercial, en évaluant la quantité disponible. Le goût joue également un rôle essentiel, avec des tests effectués par l’équipe pour évaluer les profils terpéniques et partager leurs avis.

Le prix et le critère du PGR : Une touche ludique pour guider les choix

Le prix est un facteur important dans le choix d’une fleur de chanvre, mais Clément souligne avec humour l’importance de ne pas se limiter uniquement à ce critère. Il raconte des anecdotes où des clients appellent en disant qu’ils veulent juste quelque chose de moins cher, sans même avoir vu ou testé les échantillons. Il compare cette mentalité à l’achat d’une voiture, en expliquant que si l’on recherche une Maserati, on ne se rend pas chez un concessionnaire de voitures bas de gamme. Clément affirme avec malice que si ces clients ne se soucient que du prix, ils devraient se tourner vers des fleurs de chanvre de qualité inférieure, contenant du PGR. Il rappelle l’importance de choisir des fleurs sans PGR pour protéger les consommateurs et se sentir fiers du travail accompli. Ainsi, le critère du prix se marie avec la nécessité de préserver la qualité et de dormir sur ses deux oreilles.

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L’importance de l’information et de la confiance dans le marché

Clément explique que plus il y a d’informations disponibles, plus il est facile pour tout le monde de se repérer et de faire des choix éclairés. En tant que professionnel du secteur, Clément a constaté que leur visibilité en ligne, associée aux caractéristiques techniques détaillées présentes sur chaque fiche produit, permettaient aux clients d’être mieux informés et de poser moins de questions lors des appels téléphoniques. Il souligne qu’ils ne prétendent pas être une encyclopédie, mais qu’ils offrent des références et des informations dont les clients ont besoin, car il n’existe pas encore de source d’informations centralisée sur le marché. Clément met en avant l’importance de la transparence des marques et la possibilité pour les clients de comparer les produits en fournissant des informations telles que le nombre de milligrammes par bouffée. Toutefois, il reconnaît que cette tâche est longue et demande des efforts constants.

L’effet de la transparence et de la mise à niveau sur le marché

Lorsqu’une entreprise ne se conforme pas à ces critères, elle risque d’être perçue comme peu fiable ou cachant quelque chose. Cela la pousse donc à s’améliorer pour rester compétitive.

Clément mentionne des échanges avec des responsables de marques qui remettent en question la divulgation de certains détails, mais il défend l’intérêt de la transparence en tant que distributeur. Selon lui, cela permet aux clients de choisir parmi les meilleures marques qui font les choses correctement, favorisant ainsi la compétition et l’émergence de marques de qualité à long terme. Il souligne également que leur objectif n’est pas d’aider toutes les entreprises, mais plutôt de favoriser la croissance de celles qui ont une approche mature et de qualité. Clément encourage les marques à être transparentes et à améliorer leur qualité, car il est convaincu que la transparence est une force lorsqu’on propose un produit de grande qualité. Il décrit des discussions constructives avec des fournisseurs et des responsables de marques, où ils échangent sur l’évolution des produits et sollicitent leur avis en tant que distributeur. Pour lui, cela gratifiant et stimulant pour le marché dans son ensemble.

La vision holistique et l’égalité en tant qu’intermédiaire

Selon Clément, leur position d’intermédiaire leur permet d’avoir une vision complète de l’ensemble du marché et des produits proposés. Cependant, il reconnaît que cet avantage comporte également des inconvénients, notamment une marge moins élevée par rapport aux grossistes qui développent leur propre marque. Il évoque certains concurrents qui optent pour la marque blanche pour augmenter leur marge bénéficiaire, mais cela peut compromettre leur légitimité lorsqu’ils prétendent que leur marque est la meilleure. En revanche, Clément explique que leur rôle d’intermédiaire leur permet de recommander des marques différentes sans conflit d’intérêts, car ils n’ont pas d’investissement dans une marque spécifique. Cette position leur offre une certaine flexibilité et leur permet d’être équitables envers toutes les marques. Ils n’ont pas encore développé leurs propres marques, ce qui facilite cette approche.

Pas de marque, pas de problème – La transparence dans le marché du CBD

Clément exprime sa confiance vis-à-vis de leur position en tant qu’intermédiaire, soulignant l’importance de rappeler régulièrement à leurs commerciaux qu’ils n’ont pas de marque propre. Lorsqu’ils donnent des conseils, ils précisent toujours qu’il ne s’agit pas de leurs propres marques. Il mentionne que cette approche est unique dans le marché du CBD. Lorsqu’ils ont rejoint le secteur avec Baptiste, ils étaient surpris de voir que de nombreuses entreprises prétendent tout faire sans transparence, se présentant comme grossiste, producteur, fabricant, marque, laboratoire, etc. Ils se demandaient comment cela pouvait fonctionner. Cependant, ils constatent que cette situation est en train de changer, avec un recentrage progressif. Bien que ce soit un défi d’entrer dans ce marché, ils sont désormais à l’aise dans leurs baskets.

La naissance d’un marché en évolution

Au début, il n’y avait rien dans le marché du CBD, ce qui a créé une opportunité pour les entrepreneurs. Certains ont décidé de produire leurs propres produits faute de marques existantes et de débouchés suffisants. Ils ont commencé par vendre leurs produits et ont même ouvert des boutiques dans les villes voisines. Au fil du temps, le marché a commencé à se développer.

La culture et l’image associées au cannabis

Une certaine culture et une image particulière sont associées au cannabis, et cela a également influencé le développement du marché. En se référant aux films sur le cannabis et au trafic de drogue, il y a cette idée de vouloir être « la source ». Certains entrepreneurs du secteur ont adopté cette mentalité et se sont présentés comme des grossistes ou des sources directes. Au début, lorsque Clément et Baptiste ont démarché des magasins et des acteurs du marché, ils ont rencontré des résistances de personnes se considérant déjà à la source. Cela reflète cette idée que les intermédiaires sont perçus comme des voleurs ou des parasites. Cependant, ils ont réalisé que dans un marché mature, la spécialisation des acteurs de la chaîne de valeur est essentielle à la stabilité et à la réussite globale.

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L’évolution vers des intermédiaires spécialisés

Le marché du CBD est en constante évolution, et une transition se produit progressivement. Au lieu de vouloir tout faire soi-même, les acteurs du marché commencent à reconnaître l’importance des bons intermédiaires. Un marché mature nécessite des acteurs spécialisés dans différentes parties de la chaîne de valeur pour garantir un fonctionnement stable et efficace. Clément et Baptiste ont réalisé l’importance de trouver les bons intermédiaires pour mener à bien leur propre rôle dans la chaîne de valeur.

C’est comme passer d’un film où le héros veut tout faire par lui-même à une équipe de super-héros qui se complètent et travaillent ensemble pour sauver la journée.

L’apprentissage à travers les expériences

Au début, Clément et Baptiste ont fait face à des défis en voulant tout gérer eux-mêmes et en prenant toutes les responsabilités. Ils ont réalisé qu’ils devaient acquérir de l’expérience et apprendre de leurs erreurs. Parfois, ils se sont retrouvés pris au piège de vouloir tout faire, mais ils ont rapidement compris l’importance de choisir les bonnes collaborations et de se spécialiser dans leur propre rôle.

L’évolution des relations professionnelles

Au fil du temps, les acteurs du marché du CBD ont commencé à trouver leur place et à se sentir à l’aise dans leurs fonctions respectives. Ils ont appris à travailler ensemble et à reconnaître les compétences et les avantages de chacun. Ce n’est plus une question de rivalité de prix, mais plutôt de comprendre comment collaborer efficacement. C’est un processus amusant et agréable qui se déroule depuis environ six mois, où chaque personne commence à s’installer confortablement dans son rôle.

La jeunesse du marché et la découverte de chaque métier

Le marché du CBD est encore jeune, et tout le monde est en train de découvrir les particularités de son métier. Les distributeurs apprennent à ne pas vouloir tout contrôler dès le départ, tandis que d’autres acteurs comprennent progressivement leur rôle et leurs responsabilités. Cette phase d’apprentissage est intéressante à vivre, car elle permet à chacun de développer son expertise et de contribuer à l’ensemble du marché. La diversité d’âge dans ce domaine est surprenante, allant généralement de 30 à 35 ans, ce qui montre à quel point le marché attire des personnes de différentes expériences et compétences.

L’importance de l’expérience dans l’entrepreneuriat

Beaucoup d’entrepreneurs se lancent dans le domaine du CBD sans réelle expérience, ce qui peut finir par leur porter préjudice. S’ils ne parviennent pas à élever le niveau de leur entreprise en termes de vision, de rigueur dans la gestion, d’achats stratégiques et de communication, ils risquent de se retrouver dépassés. Auparavant, l’ouverture d’une boutique attirait naturellement les clients du quartier, mais aujourd’hui, les habitudes de consommation ont changé et il est essentiel de communiquer en amont pour ne pas se retrouver à la dérive.

La bataille entre les magasins physiques et les achats en ligne

Il y a quelques années, les premiers switch internet et les premiers magasins de CBD ont fait leur apparition. Aujourd’hui, on assiste à une bataille, pas forcément physique, mais qui se stabilise progressivement. Certains consommateurs préfèrent se rendre en boutique physique pour obtenir des conseils personnalisés, car il s’agit de leur santé et ils ont peur d’acheter des produits en ligne. Même si la méfiance envers les achats en ligne diminue, lorsqu’il s’agit de substances que l’on fume ou que l’on ingère pour sa santé, on souhaite bénéficier d’un accompagnement. Cette tendance devrait se poursuivre.

Les freins liés à l’instabilité et à la mauvaise image du marché

L’un des défis majeurs dans ce secteur est l’inexpérience de certains acteurs, accentuée par l’instabilité et la mauvaise réputation qui entourent le marché du CBD. Cette situation entraîne moins d’investissements par rapport à d’autres secteurs. Les banques sont réticentes à ouvrir des comptes aux entreprises de ce domaine, même si elles n’ont aucune raison légale de le refuser. Obtenir un prêt est également difficile, malgré un bon excédent brut d’exploitation. Les investisseurs sont également peu nombreux, bien que le marché du CBD soit en plein essor et prometteur. La peur de lier leur image au cannabis décourage de nombreux fonds d’investissement, qui craignent de perdre leur réputation et leur capital. Cette situation limite la stabilité financière et la présence d’entrepreneurs expérimentés, ce qui se traduit par une maturité plus faible des entreprises et du marché, malgré une demande croissante.

L’avenir du marché et l’espoir de changement

Malgré ces défis, il est encourageant de constater que certains acteurs du marché se préparent à l’arrivée de fonds d’investissement et d’entrepreneurs plus expérimentés. On peut espérer que dans un avenir proche, le marché du CBD bénéficiera d’un véritable essor, avec des investissements plus importants et une montée en compétence et en maturité des acteurs. Cette évolution permettra de répondre à la demande croissante et d’offrir une valeur ajoutée aux produits. Il est donc essentiel de rester optimiste quant à l’avenir du marché du CBD et de continuer à travailler pour surmonter les freins actuels et saisir les opportunités à venir.

Les avantages de collaborer avec des marques expérimentées

Il est intéressant de constater que certaines marques de vape ont réussi à effectuer une transition vers le CBD. Parmi elles, Clément et son équipe travaillent avec une marque appelée Calme, qui a su établir un lien entre la nicotine et le CBD. Ces marques bénéficient de l’expérience des professionnels de la vape, certains étant actifs depuis plusieurs années. Leur expertise se manifeste à travers un marketing haut de gamme et des stratégies de prix adaptées à la distribution. Travailler avec de tels partenaires facilite grandement la collaboration, car ils comprennent parfaitement les aspects commerciaux tels que les grilles de prix pour les distributeurs, les grossistes et le prix public.

Les opportunités offertes par le Maroc et l’Afrique du Nord

Une autre évolution importante est l’arrivée du Maroc sur le marché du CBD. Le pays d’Afrique du Nord ambitionne de se positionner dans la transformation du CBD plutôt que de se limiter à la vente de fleurs. Le Maroc dispose d’une expertise et d’une expérience incroyables dans l’extraction du « kif » (cannabis), ainsi que dans la culture dans la vallée du Rif et d’autres régions. Le fait que le roi du Maroc ait décidé d’accompagner et de soutenir ce marché au lieu de le subir est une excellente nouvelle. Clément espère pouvoir établir des liens avec cette chaîne de valeur. Bien sûr, il convient également de mentionner d’autres pays tels que la Chine et les États-Unis, mais la proximité géographique est un avantage majeur pour le Maroc. Avec des conditions propices à la culture et un accès à l’eau, la Guinée équatoriale et les régions situées en dessous, comme le Sénégal, présentent un potentiel énorme pour la production de CBD de qualité proche de l’Europe.

La valorisation de l’expertise marocaine dans le CBD

Il est temps de changer notre perception culturelle du Maroc et de reconnaître son véritable potentiel dans le domaine du CBD. Pendant des décennies, le pays a été associé au trafic illicite, mais il possède en réalité une expertise précieuse qui n’a pas été valorisée en raison du marché noir. Aujourd’hui, c’est différent, et il est temps pour le Maroc d’utiliser cette expertise à bon escient. Avec un marché en plein essor à proximité et la capacité de traverser la Méditerranée, le Maroc dispose de tous les atouts nécessaires pour s’imposer. L’extraction des cannabinoïdes n’est pas une tâche complexe, et avec quelques investissements dans des laboratoires de pointe, le Maroc peut tirer pleinement parti de son savoir-faire. De plus, le pays possède déjà des installations de production propre bien établies. Tout est en place pour que le Maroc devienne un acteur clé dans le domaine du CBD.

Le sweet spot pour le Maroc

Le Maroc se trouve au bon endroit au bon moment. Il dispose d’un marché prometteur et des conditions climatiques idéales à proximité. Sur le plan culturel, le pays possède un savoir-faire reconnu et bénéficie du soutien de l’État qui commence à s’investir. C’est l’occasion parfaite pour le Maroc de saisir sa chance et de se positionner comme un acteur majeur de l’industrie du CBD. Tout est réuni pour que le Maroc atteigne le sweet spot, où son expertise, son potentiel de marché et ses conditions favorables se rencontrent. Il est temps de reconnaître et de valoriser tout le potentiel que le Maroc peut apporter au secteur du CBD.

CBD

L’évolution du marché vers la valorisation des producteurs

Selon Clément, le marché de la fleur de cannabis va connaître un tournant significatif, bien que cela prenne encore un certain temps. Un parallèle intéressant est souvent établi entre le vin et la fleur. Actuellement, lorsqu’on achète en vrac, que ce soit des fleurs ou des résines, on ne cite généralement pas le nom du producteur. Cependant, ils aimeraient pouvoir le faire. Au fur et à mesure de leur croissance, ils envisagent d’acheter des quantités plus importantes pour pouvoir identifier les producteurs. Dans quelques années, Clément et son équipe espèrent être suffisamment importants pour acheter toute la production d’un producteur spécifique, et ainsi pouvoir dire avec fierté : « C’est un tel producteur qui vient de telle région ». Clément croit en l’importance de valoriser les producteurs et de créer une expérience d’achat plus riche pour nos clients.

Le mariage entre cannabis et gastronomie

Clément est convaincu que le cannabis va connaître une nouvelle dimension dans le domaine de la gastronomie. Tout comme le chocolat et le cannabis ont fait parler d’eux, il pense que le plaisir de vaporiser des produits de qualité exceptionnelle va se mêler à la gastronomie. En France, où nous avons une longue tradition de culture du chanvre, une passion pour la gastronomie et un marché dynamique, nous avons une opportunité unique. Le mélange de ces trois éléments offre un potentiel extraordinaire pour la France, tant en termes de production que de consommation. En tant qu’acteurs au cœur de ce marché, ils sont impatients de partager cette expérience alliant plaisir, cannabis et gastronomie.

L’évolution vers une meilleure transparence des saveurs

On assiste progressivement à une évolution vers une plus grande transparence dans l’industrie du cannabis, notamment en ce qui concerne les saveurs. Les acteurs du marché s’efforcent de développer une éducation autour du curing, une technique essentielle dans le processus de production.

Le curing, un élevage des arômes et des effets

Le curing, qui consiste à laisser sécher la fleur de cannabis après la récolte, joue un rôle crucial dans le développement des arômes et des effets de la plante. En contrôlant les conditions de stockage, tels que l’obscurité, la température et l’humidité, les producteurs peuvent obtenir des profils aromatiques et des effets uniques, similaires à l’élevage des vins.

L’émergence de variétés distinctes et d’assemblages

Avec une meilleure compréhension du curing et des pratiques de production, il est prévu que le marché du cannabis se développe vers une plus grande diversité de variétés. Les producteurs cherchent à mettre en avant des terroirs spécifiques, des agriculteurs renommés et des millésimes distincts, similaire à l’industrie viticole. De plus, les croisements de variétés ouvrent la voie à des assemblages complexes, offrant ainsi de nouvelles perspectives gustatives pour les amateurs de cannabis.

Quand le cannabis rencontre les boissons alcoolisées

La rencontre entre le cannabis et les boissons alcoolisées est en marche, et l’industrie commence déjà à proposer des vins et des bières infusés au cannabis. Clément est en contact avec des marques françaises qui se lancent dans la production de bières spéciales, et il cherche à établir des partenariats avec celles qui réussissent à trouver le juste équilibre entre marketing et intégration du CBD.

Les défis de la distribution et de la réglementation

La distribution de boissons alcoolisées associées au cannabis présente des défis particuliers. En plus des autorisations nécessaires pour vendre du cannabis, il faut également obtenir les autorisations pour la vente d’alcool. Les contraintes liées à l’expédition et les taxes supplémentaires rendent l’envoi de produits fragiles comme la bière plus compliqué. Malgré ces obstacles, l’industrie progresse dans la création de boissons qui marient subtilement les saveurs du chanvre et des cépages sélectionnés, offrant ainsi une expérience passionnante.

Le CBD dans l’incertitude : un avenir sans réponses claires

Clément : « Le futur du CBD est encore enveloppé de mystère, avec des questions cruciales pour lesquelles personne n’a encore de réponse. Cependant, ces interrogations jouent un rôle clé dans notre compréhension de ce qui nous attend. »

Positionnement et réglementation : les enjeux à considérer

Clément :

« Une des grandes questions concerne la taille et l’évolution du marché du CBD. Doit-on se concentrer sur le secteur pharmaceutique ou privilégier les aspects récréatifs et thérapeutiques en dehors de la pharmacie ? Choisir le bon positionnement stratégique, en tant que marque ou revendeur, devient crucial. Il ne suffit pas de se fier aux estimations de milliards d’euros pour le marché global. Il faut se demander : quel segment cibler ? S’adresser à l’industrie pharmaceutique ou directement aux consommateurs avec une approche créative ? Ou bien envisager d’autres alternatives ? »
« Un autre défi réside dans le choix des pays à cibler, car chaque pays légifère différemment. Par exemple, en Allemagne, seules cinq licences de distribution ont été accordées, rendant l’obtention d’une licence dans les deux ou trois prochaines années presque impossible. Ainsi, l’orientation stratégique et la présence de licences deviennent essentielles pour pénétrer les marchés spécifiques. Pour l’avenir du CBD en Europe, il est clair que des différences significatives existent entre les pays, tels que l’Allemagne et la France. L’évolution de la législation jouera un rôle déterminant dans cette transformation. Actuellement, les légalisations se multiplient, mais sans harmonisation ni synchronisation claires. »

Accepter le changement : le défi de l’industrie du CBD

Clément :

« Et un aspect souvent négligé, selon moi, c’est la capacité ou l’incapacité de l’être humain en général à accepter le changement. Même si nous disposons d’études, de produits et d’informations qui confirment que ces produits pourraient remplacer et transformer, imaginons des médecins à qui l’on a dit depuis longtemps qu’ils pouvaient guérir avec des produits chimiques. Et maintenant, on leur dit que tout ce qu’ils ont appris pendant longtemps peut être remplacé par telle ou telle molécule de cannabis. Les acteurs clés, les prescripteurs, puis les laboratoires pharmaceutiques entrent en jeu. Dans leur défense, le modèle commercial d’un laboratoire consiste à investir des milliards dans la création d’une molécule chimique brevetée, puis à récupérer ces investissements en vendant le produit. Lorsque quelqu’un arrive et dit : ‘Attendez, il y a une plante qui pousse facilement et peut remplacer les anxiolytiques, les antidépresseurs et les somnifères’, cela a un impact considérable sur le modèle économique des laboratoires. Pfizer, par exemple, a investi 6,7 milliards d’euros il y a un ou deux ans. Les choses vont évoluer. Ainsi, la place des laboratoires et leur volonté de suivre plutôt que de bloquer joueront un rôle crucial dans le reste du marché. De plus, le lien entre les États et l’industrie est essentiel. Dans quelle mesure les États favoriseront-ils les grandes entreprises ou encourageront-ils l’émergence de petites ? Si nous nous concentrons davantage sur le marché national, il y a aussi les aspects de distribution propres à chaque pays. Par exemple, en France, est-ce que les fleurs de CBD seront uniquement disponibles dans les bureaux de tabac ou seront-elles soumises à une TVA de 50% ? »

Les canaux de distribution : un défi multidimensionnel

Clément :

« Prenons un exemple concret en Belgique, qui a pris de l’avance sur le marché du CBD. À un moment donné, l’État a décidé d’imposer une TVA de 50 % sur ces produits, sans discernement. Cela a eu un impact significatif sur toute la chaîne d’approvisionnement, entraînant une chute du nombre de boutiques. Cela modifie considérablement le paysage de l’industrie, et nous nous posons la même question : à quel pourcentage sera soumise la vente des fleurs de CBD ? Seront-elles disponibles uniquement chez les bureaux de tabac ? Seront-elles soumises à des droits d’accises ? En bref, ces aspects sont également déterminants. Chaque pays entretient des relations plus ou moins étroites avec les acteurs du tabac et adopte une politique plus ou moins répressive à l’égard du tabac. Ainsi, pour choisir dans quel pays se lancer, il faudra prendre en compte une multitude de paramètres, au moins 15 ou 20, qui vont définir l’évolution de chaque marché. »

Un mélange complexe et passionnant

C’est incroyable à quel point cela entremêle une multitude de sujets différents, qui sont en eux-mêmes complexes : la santé, le bien-être, les lois, les affaires, les politiques nationales et internationales. Cela semble sans fin. Cependant, ça avance. Chaque jour apporte son lot de nouvelles, des actualités façonnées par des politiciens, des passionnés dans des associations, et des entreprises comme la sienne, qui mettent l’accent sur la qualité, la transparence et la confiance.

CBD

Un grand changement en marche

Clément :

« C’est un véritable changement, et j’espère que cela profitera aux utilisateurs. Lorsque l’on considère les capacités de guérison du CBN, du CBG, pour traiter les inflammations, les problèmes de sommeil, les profondes angoisses et les craintes de mort, on réalise à quel point le marché a beaucoup évolué et que nous en connaissons désormais beaucoup plus. Mais je suis convaincu que nous ne sommes qu’au début de cette histoire, probablement à seulement 2 %. Dans 20 ans, nous regarderons en arrière et nous réaliserons que nous ne parlions que de 4 cannabinoïdes et qu’il n’y avait aucun médicament, à part l’Epidiolex pour l’épilepsie. Nous sommes encore en train de consommer beaucoup de produits chimiques. Dans 20 ans, nous sourirons en nous rappelant avec un brin de candeur que nous ne savions rien du tout à cette époque. C’est passionnant d’être au commencement de cette histoire. Maintenant, j’ai hâte que nous nous en approchions davantage et que nous puissions y accéder plus facilement. Mon équipe et moi-même avons hâte de pouvoir profiter de beaux produits comme ceux-ci pour le bien-être et la santé de tous. »

Rendez-vous dans 20 ans pour un regard rétrospectif !

En attendant, nous avons adoré échanger avec Clément Prudhomme et partager cette discussion riche et plaisante. Nous espérons que vous avez également pris plaisir à explorer les multiples facettes du cannabis légal et du CBD. Pour continuer cette aventure passionnante, ne manquez pas le prochain podcast où de nouvelles découvertes et réflexions vous attendent. Restez à l’écoute et ensemble, plongeons dans l’histoire en devenir de cette industrie en constante évolution !

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