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Ford, pionnier vert : La voiture soja-chanvre de 1941

En 1925, Henry Ford, le pionnier de la production de masse, prédisait déjà l’avènement des carburants issus de la végétation. Convaincu que l’avenir de l’industrie automobile reposait sur des sources alternatives, il a créé des prototypes novateurs, notamment la célèbre Soybean car dévoilée en 1941. Dans cet article, nous explorerons la vision avant-gardiste de Ford, sa passion pour les ressources renouvelables, et comment il a intégré des matériaux tels que le chanvre et le soja dans la conception de ses véhicules, bien avant que l’économie verte ne devienne un enjeu mondial.

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Les racines de la vision écologique de Ford

Dès 1908, les premiers modèles de la Ford T étaient équipés de moteurs hybrides capables de fonctionner à l’éthanol ou au gazole. Né en 1863 dans une ferme du Michigan, Ford avait grandi entouré de matières végétales, ce qui l’a convaincu que chaque morceau de végétation pouvait être fermenté pour produire du carburant. En 1925, il prédit que le carburant du futur proviendrait de fruits, de mauvaises herbes ou même de sciure de bois.

La quête d’alternatives écologiques pendant la grande dépression

Les années 1930 ont été marquées par des défis économiques et écologiques majeurs aux États-Unis. La Grande Dépression a poussé les agriculteurs à la ruine, incitant Ford à explorer des solutions biosourcées pour relancer l’économie. Il a soutenu le développement de la « chemurgy », utilisant la chimie pour créer des produits industriels à partir de matières premières végétales, comme la cellulose et le rayon.

Ford

Le rôle du soja et du chanvre dans l’industrie automobile

Ford a été un précurseur en intégrant des matières premières peu coûteuses comme le soja et le chanvre dans la production de sa célèbre Ford T. Il cultivait jusqu’à 300 variétés de soja pour expérimentation et incorporait jusqu’à 25 kg de soja dans chaque voiture, notamment dans la peinture et les éléments en plastique. En 1935, le soja était présent du klaxon aux poignées de portières, soulignant l’engagement de Ford envers une économie verte.

La réalisation de la vision : La Soybean Car de 1941

En 1941, Ford a présenté fièrement sa Soybean car, un prototype révolutionnaire. Elle était 25% plus légère qu’un modèle conventionnel, avec un cadre tubulaire en acier et quatorze panneaux de bioplastique composés de fibres de soja et de résine phénolique. Le moteur V8 fonctionnait à l’éthanol de chanvre, et la solidité de la voiture était époustouflante, défiant les coups qui auraient endommagé un véhicule en acier.

Obstacles et déclin de la Soybean Car

Malgré son potentiel, la Soybean car a été stoppée par la Seconde Guerre mondiale, entraînant la cessation de la production automobile. Ford s’est éteint en 1947, et la voiture au chanvre et au soja n’a pas survécu aux pressions du lobbying de DuPont. Cependant, la maison Ford a continué d’utiliser le soja dans ses véhicules, incorporant la matière dans les sièges et les appuie-têtes de plus de 25 millions de véhicules depuis 2018.

Héritage et réflexions sur l’avenir

Aujourd’hui, les questions sur la voiture du futur éco-responsable résonnent étrangement avec les préoccupations d’Henry Ford dans les années 1930. Son héritage perdure dans l’utilisation continue du soja par la Ford Motor Company. Alors que le monde cherche des alternatives durables, l’histoire de la Soybean car offre un regard fascinant sur une époque où l’industrie automobile envisageait sérieusement des solutions biosourcées pour l’avenir de notre planète.

 

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