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À la croisée des génétiques de cannabis, avec Vincent Rusak – Nasha Genetics

Bienvenue sur Parlons Canna, où nous sommes honorés d’accueillir Vincent Rusak pour une discussion fascinante sur le cannabis et les génétiques. Au cours de cet épisode, nous explorerons son parcours, le conduisant de Paris aux États-Unis, au Mexique, puis en Espagne. Au-delà des frontières géographiques, nous plongerons dans son expertise en breeding, avec des anecdotes vibrantes révélant sa profonde immersion dans la culture du cannabis. Vincent, acteur du secteur, partagera également des perspectives éclairées sur les tendances du marché, enrichies par ses liens persistants avec l’Espagne et les États-Unis. Accrochez-vous pour un entretien riche en expériences et en visions du monde du cannabis.

De Paris à Venice Beach : Le départ vers l’aventure américaine

Originaire de Paris, Vincent a pris la décision de quitter la ville en quête d’opportunités professionnelles et d’une vie plus épanouissante. Déçu de sa situation précaire à Paris, où il peinait à subvenir à ses besoins avec un salaire minimum, Vincent a saisi l’occasion offerte par une amie expérimentée aux États-Unis. Motivé par le besoin de changement, il s’est aventuré outre-Atlantique avec seulement 200 € en poche, sa meilleure amie lui avançant le billet d’avion. Le but initial était simple : trouver du travail et gagner de l’argent. 

Rapidement immergé dans la vie californienne, Vincent a été invité à une fête d’anniversaire sur Venice Beach, une expérience qui l’a plongé dans un univers déconcertant, semblable à celui des séries télévisées américaines. Ces premiers jours aux États-Unis ont été marqués par l’émerveillement et le dépaysement, entre l’odeur alléchante de steak grillé dans les rues et le parfum distinctif du cannabis omniprésent.

Découverte et travail dans le nord de la Californie

Après quelques jours à Los Angeles, Vincent et son amie ont poursuivi leur périple jusqu’à San Francisco, où elle avait des connaissances. Ils ont passé une semaine à Auckland, à proximité de San Francisco, explorant la ville et s’acclimatant à la vie aux États-Unis. Enthousiasmés par la beauté de San Francisco, ils ont ensuite cherché du travail à Willits, dans le nord de la Californie.

Vincent, entouré de cinq filles, a trouvé rapidement un emploi en tant que trimmer, bénéficiant de l’avantage indéniable que représentait la présence de jeunes femmes françaises. À Willits, l’une des premières villes sur l’autoroute en direction de l’Oregon, ils ont été repérés par des cultivateurs de cannabis, et une opportunité de travail s’est présentée sans formalités, basée sur une connexion informelle autour d’une bière.

cannabis

Un pas dans l’inconnu : Immersion dans la culture cannabis américaine

Vincent explique que son voyage aux États-Unis n’a pas été orchestré par un contact préalable de son amie. Cette dernière n’était plus impliquée dans la culture du cannabis à ce moment-là, ne possédant aucune culture prête pour la trim. Leur aventure les a conduits vers la ferme de cultivateurs américains inconnus, où Vincent découvre un jardin impressionnant de 25 plants de cannabis. Bien que ce soit une petite quantité, les plantes de 3 à 4 mètres de haut créent un labyrinthe nécessitant l’intervention de cinq à sept personnes. 

Malgré l’ambiance détendue et l’accueil chaleureux, Vincent souligne l’importance de la sériosité dans le travail. Les cultivateurs préfèrent embaucher des filles pour la trim, en raison de leur réputation de sérieux et de dévouement. En commençant le travail, Vincent, passionné de cannabis et d’extraction, ne peut s’empêcher de discuter avec l’un des managers de la compagnie.

Du consommateur au passionné : Les premiers pas d’expertise cannabis 

Vincent ne se contentait pas d’être un simple consommateur de cannabis, mais plutôt un passionné fatigué de la qualité médiocre du marché noir. Il compare la culture du cannabis à la cuisine, et souligne que pour bien manger, il faut apprendre à cuisiner avec de bons ingrédients. Déçu par le haschich de mauvaise qualité, il décide de le produire lui-même pour sa consommation personnelle. Grâce à des contacts utiles, il acquiert des compétences dans des techniques telles que l’Ice-o-lator et la rosine en France, mais principalement pour son usage personnel. 

Lorsqu’il partage ses connaissances avec le manager de la trim, cela suscite son intérêt. Invité à apprendre à faire des extractions avec eux, Vincent découvre que l’équipe a une réputation remarquable, avec sept années de victoires consécutives au top ten de la World Cup. Étant au bon endroit au bon moment, Vincent est formé par cette équipe renommée, démontrant sa passion et sa compétence au point de surprendre même des formateurs expérimentés.

Passage à l’Ice-o-lator : Une formation autodidacte 

L’implication de Vincent dans la trim a rapidement évolué vers la pratique de l’Ice-o-lator. Sous leur tutelle, il s’est formé en grande partie de manière autodidacte, observant et posant de nombreuses questions. Bien qu’il n’ait pas été formé spécifiquement à la rosine, Vincent a eu l’occasion de voir les experts utiliser leur presse lors de plusieurs occasions. 

Lors d’une soirée, un voisin arrive avec un seau de Purple Mazar i Sharif, rempli de sacs de trichomes et de terpènes incroyables, demandant à Vincent de faire de la Rosine. N’étant pas expert dans cette technique, il se lance après quelques encouragements et réussit du premier coup. Cette réussite spontanée impressionne l’équipe qui décide alors de le confier également à la fabrication de la Rosine. Vincent, confiant et assuré, reproduit les gestes qu’il avait observés avec succès. Ce passage spontané à la rosine s’est révélé être une prise de risque réussie, démontrant ses compétences dans le domaine.

Récapitulatif des techniques d’extraction, du traditionnel au plus récent

Vincent entame un résumé des différentes méthodes d’extraction, débutant par le traditionnel. Il commence avec le dry sift, une technique bien connue où le haschich est tamisé à travers une maille fine. La qualité du résultat dépend de la finesse de la maille et de l’intensité de l’effort, avec la possibilité d’avoir des résidus végétaux en fonction de ces paramètres. Cette méthode rappelle le hachis classique marocain, dont la qualité varie en fonction des impuretés, de la finesse de la maille, et de l’énergie investie dans le tamisage.

Le pollen et les trichomes glanduleux

Vincent remet en question l’appellation du « pollen » en tant que breeder. Il souligne que le pollen est en réalité constitué de gamètes mâles utilisés pour féconder une femelle. Pour lui, ce sont plutôt  des trichomes glanduleux, qui sont les structures responsables de la production de résine et de cannabinoïdes dans le cannabis. Les trichomes, petits poils sur la plante, contiennent une corolle de terpènes et un bulbe rempli de résine, donnant à la beuh son aspect brillant en pleine lumière. La récolte de ces trichomes est ce qui intéresse les fumeurs, car ils renferment les principes actifs (cannabinoïdes) et les arômes (terpènes) du cannabis. 

Vincent explique ensuite le processus de récolte en tamisant les trichomes avec divers outils. Selon lui, la qualité dépend de la force appliquée et de la finesse des tamis. C’est une méthode classique et fondamentale dans le processus d’extraction.

trichomes pollen

Évolution du Dry Sift : Fresh Dry Sift et bypass du séchage

Vincent évoque une évolution du dry sift avec la technique du Fresh Dry Sift, qui permet de contourner l’étape du séchage et d’altérer la qualité du cannabis. Selon lui, le séchage, s’il n’est pas réalisé correctement, peut détériorer les terpènes, responsables des saveurs du cannabis. La nouvelle méthode consiste à éviter complètement le séchage, en utilisant la glace carbonique dans une chambre froide. 

En exposant les têtes fraîches à la glace carbonique, la résine devient sèche sans passer par le processus de séchage traditionnel. Les trichomes, normalement collants, deviennent durs comme de la pierre après avoir été congelés, facilitant leur récolte sans perte de qualité. Cette technique innovante du Fresh Dry Sift offre une résine plus qualitative en évitant les impacts négatifs du séchage.

Ice-o-lator : Extraction fraîche avec ou sans glace carbonique

Vincent explique ensuite la technique de l’Ice-o-lator, qu’il a apprise en Californie et qu’il considère comme l’une de ses préférées. D’après lui, on peut pratiquer cette technique après le séchage, mais la qualité sera inférieure. L’avantage de l’Ice-o-lator réside dans sa capacité à extraire du cannabis frais, appelé le fresh frozen. Cette méthode est particulièrement utile lorsque l’accès à la glace carbonique est limité. L’idée est de réaliser l’Ice-o-lator pendant l’hiver dans les montagnes californiennes, où les températures sont suffisamment froides. 

L’Ice-o-lator nécessite une température constamment froide, ce qui peut être difficile à maintenir en été. Il y a différentes techniques, dont l’utilisation d’une machine. Certains préfèrent mélanger la beuh directement avec de la glace dans l’eau, en veillant à maintenir une température suffisamment basse pour éviter tout problème.

Ice-o-lator : Congélation pour une extraction maximale

Vincent détaille le processus de l’Ice-o-lator. Cette technique peut être réalisée avec des fleurs sèches ou fraîchement gelées. Sa méthode préférée consiste à congeler la plante immédiatement après la coupe, permettant une extraction optimale des trichomes. Il explique le procédé de manipulation délicate des têtes gelées avec de l’eau et de la glace, filtrant les trichomes à travers une maille. La méthode traditionnelle implique l’utilisation de bassines et de pagaies pour remuer doucement. 

Cependant, il y a une évolution technologique avec des machines coûteuses pouvant effectuer des extractions massives. Certaines machines intègrent des programmes informatiques sophistiqués qui automatisent le processus, séparant les tiges des trichomes des têtes avec une précision étonnante. Les machines haut de gamme sont efficaces, car elles offrent le summum en matière d’extraction, même en mode sec. La technologie avancée permet de contrôler divers paramètres tels que la force du mouvement et le courant de l’eau, offrant des résultats exceptionnels.

La méthode du Static Sift

Vincent aborde une autre technique appelée « Static Sift », distincte de l’Ice-o-lator. Il y a une certaine variabilité du budget pour cette méthode. Cependant, il existe une approche traditionnelle et économique qui consiste à utiliser une machine à laver de camping. Cette machine est équipée d’un disque tournant qui crée un tourbillon dans l’eau, similaire à un cycle de lavage. Les résultats sont satisfaisants sans nécessiter des investissements massifs. 

Vincent préconise l’utilisation de glace de haute qualité comme la glace sphérique. Cette glace, de qualité spéciale, ne fond pas rapidement et garantit une température d’eau constamment froide.

Le processus débute en remplissant la machine de camping avec la moitié de glace. Il recommande une maille de 220 microns appelée « warm bag » pour contenir les fleurs, remplie à moitié, puis recouverte de glace jusqu’au niveau du tube de vidange. L’ajout d’eau délicate complète le mélange idéal pour l’Ice-o-lator. Ensuite, il faut attendre une heure et demie à deux heures dans un environnement frais et constant pour garantir une température d’eau optimale.

Optimisation de la technique 

Dans la quête de la technique parfaite, deux éléments cruciaux émergent : d’une part, il est impératif que le sac ne touche jamais le fond de la machine lors de l’extraction. Cela nécessite souvent de le maintenir à la main pour des résultats optimaux. D’autre part, il convient de choisir judicieusement le matériel, car que ce soit avec du matériel sec ou frais, des considérations spécifiques liées à la création de microparticules et de jus de chlorophylle doivent être prises en compte.

Eviter la contamination : Un sac comme un sac de thé

La similitude avec un sac de thé est frappante : dans l’extraction, le sac ne doit jamais entrer en contact avec le fond de la machine. Pour le matériel sec, il s’agit d’éviter la création de microparticules. Pour le matériel frais, bien qu’il génère moins de microparticules, le risque de libérer des jus de chlorophylle non souhaités subsiste. Une approche différente est nécessaire pour chaque type de matériel, et le choix entre le sec et le frais détermine la méthode de manipulation à adopter.

chlorophylle cannabis

Le processus d’extraction en microns

En continuant le processus d’extraction, la machine draine dans plusieurs sacs munis de tamis de différentes tailles, suivant le principe du dry sift. Les sacs utilisent généralement des microns de tailles variées, débutant avec du 220 microns, puis descendant à 160, 140, 120, 45, et enfin 25 microns. Chaque micron offre une spécificité dans la filtration, contribuant à une extraction progressive et précise.

Transformation de l’Ice-o-lator : Sublimer l’eau et préserver la qualité

Lorsque l’on se penche sur les diverses extractions, l’Ice-o-lator se démarque, mais il présente un inconvénient majeur : le séchage. Traditionnellement, ce processus requiert du temps. Toutefois, outre-Atlantique, une innovation appelée le « freez dryer » a fait son entrée. Cette machine, également connue sous le nom de lyophilisateur, réalise un séchage en sublimant l’eau présente dans la matière. Cette sublimation, passant directement de l’état solide à l’état gazeux, assure un séchage rapide, préservant la qualité de l’Ice-o-lator.

Air Drying ou Lyophilisation : Choix et précautions

Pour ceux qui optent pour l’air drying, une méthode plus traditionnelle, le processus prend un peu plus de temps. Les sacs d’Ice-o-lator, après leur extraction, sont disposés sur des draps de mailles de 25 microns avec du papier sopalin en dessous pour absorber l’eau des trichomes. La découpe du produit nécessite une astuce : un couteau dans la glace est recommandé pour éviter que l’Ice-o-lator ne colle à la lame.

Gérer les dimensions pour éviter les inconvénients

Le dimensionnement de l’Ice-o-lator est crucial. Un morceau trop grand risque de coller lors de la découpe ou du microplanage. Il est conseillé de visualiser attentivement la taille du morceau en fonction de la manipulation prévue. De plus, le travail en chambre froide s’avère nécessaire pour éviter que l’Ice-o-lator ne reste congelé.

Le séchage : Un processus délicat

Pour le séchage proprement dit, Vincent préconise l’utilisation de feuilles de papier sulfurisé. Les travailler avec minutie, comme une fine couche de poussière, permet une absorption efficace de l’humidité par capillarité. Cependant, le séchage doit s’effectuer dans un environnement sec avec un absorbeur d’humidité, idéalement dans une atmosphère avec un taux d’humidité d’au moins 40 %. Un réglage précis, mais nécessaire pour des résultats optimaux.

Finesse et résistance : L’art du séchage des trichomes

La dernière étape du processus d’Ice-o-lator réside dans le séchage de la poudre de trichomes, où chaque choix influence la texture finale. Comparant l’air drying au freeze dryer, Vincent penche souvent pour la première option. Le freeze dryer, avec sa méthode de sublimation, produit une poudre extraordinairement fine. Cependant, cette finesse peut être à double tranchant.

L’utilisation du freeze dryer nécessite un environnement sec et froid, car la poudre obtenue a une propension à absorber l’humidité, transformant l’Ice-o-lator en quelque chose ressemblant à du plâtre ou de la craie. D’un autre côté, l’air drying offre une cristallisation plus délicate sur les feuilles de papier sulfurisé.

Cette différence provient du processus de capillarité, où le papier sulfurisé absorbe l’humidité. Le résultat final, avec des particules légèrement plus grandes, adopte une apparence cristalline, rappelant presque un sel. Cette variante semble offrir une résistance accrue à l’humidité, un facteur crucial pour conserver la qualité de l’Ice-o-lator sur le long terme.

séchage trichome

Mutation sublime : Le curing de l’Ice-o-lator

Pour exploiter pleinement les qualités optimales de la résine obtenue, la phase de curing de la poudre de trichomes est cruciale. Il existe diverses méthodes pour cette mutation, permettant de cuire la matière avant de la placer au frais. Deux principales approches se démarquent : l’utilisation d’un plastique spécial, similaire à celui des paquets de cigarettes, ou du papier sulfurisé.

Le plastique spécial a l’avantage d’accélérer considérablement le processus de sudation de la matière. Alternativement, le papier sulfurisé, bien que moins idéal en raison de son pouvoir d’absorption des terpènes, peut également être utilisé. Cependant, l’option privilégiée reste le plastique spécialement conçu pour le curing de la résine.

Pour les meilleures résines observées, le processus de séchage complet est suivi en les plaçant dans une Mason jar sous vide. En Californie, une variante de plateau avec un disque vissé autour est également utilisée, créant une pression hermétique grâce à un joint. Les bocaux classiques à joint orange sont une alternative. Une fois la poudre d’Ice-o-lator dans la jarre, le scellement sous vide se réalise à l’aide d’une machine dédiée. Cela assure une conservation optimale de la qualité de la résine.

Évolution de l’Ice-o-lator : Le curing rapide et efficace

Après avoir scellé la jarre sous vide, il faut laisser l’Ice-o-lator muter pendant six mois. Ensuite, l’idéal est de l’oublier pendant cette période, car la patience révèle une qualité exceptionnelle. Une fois la cold cure terminée, l’Ice-o-lator cristallisé offre une texture de beurre blanc éclatant, résultat d’une préservation optimale des terpènes grâce à la chaîne du froid constante.

Pour une méthode plus rapide, il faut faire fondre l’Ice-o-lator dans un plastique réservé à la résine, puis sous vide à une chaleur modérée. Cette technique rapide sépare efficacement terpènes et cannabinoïdes. Ensuite, on place la résine dans une jarre hermétique pour un curing supplémentaire, adapté aux génétiques spécifiques. Cela garantit une séparation optimale des composants actifs.

Transformation et cristallisation de l’Ice-o-lator : Techniques avancées de cure

Le processus consistant à faire suer la matière, laissant ainsi émaner les terpènes et les cannabinoïdes, est bien connu pour la Rosine, et il s’applique également à l’Ice-o-lator avec succès. Après avoir laissé reposer l’Ice-o-lator entre douze et 24 heures, à une température comprise entre 37 et 39 degrés, l’aspect évolue vers une texture moelleuse et brillante, semblable à une pâtisserie. La mise au frigo ultérieure provoque la cristallisation de la pâte, lui donnant une consistance brillante et cristallisée, tout en préservant ses qualités. Cette méthode, similaire à la préparation de marrons glacés, offre une alternative efficace à la cure prolongée de six mois.

Exploration des possibilités de consommation de l’Ice-o-lator : Conseils et précautions

L’Ice-o-lator, offre une variété de méthodes de consommation, chacune demandant une approche particulière pour en tirer le meilleur parti.

Options de consommation : Une diversité à explorer

La fumée produite peut être directement consommée à travers différents moyens tels que le vaporisateur, le dab, le joint, ou même par ingestion. Pour ceux habitués à l’ingestion de cannabis, cette méthode est considérée comme optimale, permettant une absorption presque totale des cannabinoïdes, ce qui renforce significativement les effets. Il est cependant impératif de faire preuve de prudence dans cette approche.

Extraction pure et puissante

L’Ice-o-lator offre une extraction pure, délivrant ainsi une substance extrêmement puissante. Néanmoins, il convient d’aborder avec précaution le processus de « curing » (maturation) associé à cette technique, réservé principalement aux matières pures. En présence de polluants tels que des microparticules végétales, cette méthode peut ne pas être optimale.

Considérations sur le « Curing »

Le « curing » est une étape cruciale à manier avec précaution. En cas de présence de contaminants dans la matière, comme c’est souvent le cas avec le haschich traditionnel, cette technique peut entraîner une oxydation indésirable. Un aspect glossy initial peut se transformer en une texture crumble, altérant la qualité et le goût de la matière.

Réflexions sur le terpènes H

Des études récentes mentionnent le « terpènes H » découvert dans le haschich, mais Vincent remet en question cette appellation, considérant plutôt qu’il s’agit d’une absence de terpènes. En résumé, la technique de l’Ice-o-lator offre des résultats exceptionnels, mais la vigilance est de mise, surtout lors du curing, pour préserver la pureté et la qualité de la substance extraite.

h cannabis

Le Piatella : L’émergence d’une excellence isolatoire

Récemment, le monde de l’isolation a été secoué par l’arrivée du Piatella, un isolator qui prétend atteindre le sommet de la pureté avec son label « Six Star H ». Aux États-Unis, où les échelons de qualité sont marqués par des étoiles, le Piatella promet d’aller au-delà des standards en respectant scrupuleusement chaque étape du processus, de l’extraction au curing. Sa méthode de curing à froid semble être une révolution dans le domaine, ouvrant la voie à des résultats d’une pureté exceptionnelle et à une expérience isolatoire inégalée.

L’évolution inattendue de trimmer vers un expert en Hash Making

Au sein de la ferme réputée, Vincent a vu son rôle initial de trimmer se transformer en une expertise en extractions et Rosin. Cette transformation a atteint son apogée lors de sa participation à l’Emerald Cup, un prestigieux concours. La situation a pris une tournure inattendue alors que le hash maker principal était sollicité en tant que juge, le laissant ainsi superviser les extractions. L’Ice-o-lator élaboré par l’équipe a brillamment décroché la neuvième place lors de l’Emerald Cup 2016, marquant un moment significatif dans ce parcours aux États-Unis.

Du début à l’Emerald Cup : Une transformation en quatre mois

Notre expert en hash making, Vincent, a partagé son parcours depuis son arrivée aux États-Unis jusqu’à sa participation à l’Emerald Cup. Un périple de quatre mois a marqué une évolution majeure, en passant de simple trimmer à un artisan expert en extractions et Rosine. Pendant cette période, Vincent s’est retrouvé sous les projecteurs, rencontrant des figures majeures de l’industrie, bien que la barrière de la langue et le manque d’aisance en anglais aient limité ses contacts. Cependant, cette expérience intense lui a permis de nouer des liens, notamment avec Banana Hermann, créateur renommé de la super Banana OG. 

Les débuts de la Skittles et d’autres génétiques fascinantes ont jalonné son séjour. Le point culminant fut sa participation à l’Emerald Cup, où ses extractions d’Ice-o-lator ont attiré l’attention et lui ont valu une place notable. Ces rencontres et expériences ont ouvert la voie à une collaboration prometteuse avec Banana Hermann, soulignant l’importance des liens tissés au sein de cette communauté dynamique. Vincent partage également son rêve d’une Cannabis Cup basée sur des analyses avancées, utilisant des techniques modernes de chromatographie pour garantir la transparence et la qualité des produits.

L’avenir des compétitions cannabiques : Une analyse plus profonde

Vincent partage sa vision d’une évolution nécessaire des compétitions de cannabis. Selon lui, une Cannabis Cup améliorée devrait intégrer des analyses approfondies au lieu de se baser uniquement sur les préférences subjectives des consommateurs. Il se demande si les machines pourraient jouer un rôle essentiel dans cette transformation. Ces machines pourraient fournir des informations précises, comme les taux de terpènes et de cannabinoïdes, échappant souvent aux évaluations traditionnelles.

Vincent exprime un vif intérêt pour l’adoption de normes pharmaceutiques dans l’industrie du cannabis à usage récréatif, ce qui permettrait d’analyser les produits sous l’angle des taux de pesticides et de métaux lourds. Bien que cette approche ne soit pas encore la norme, il espère qu’elle deviendra une réalité dans le futur.

Expérience d’extraction avec Banana Man

Travailler aux côtés de Banana Man était une occasion d’améliorer les compétences en extraction pour son dispensaire. La passion de Vincent pour le cannabis a facilité un apprentissage rapide, et la pratique était accessible grâce à l’abondance de matière première sur le marché légal. Cette expérience lui a permis de perfectionner les méthodes d’extraction tout en ajoutant une touche personnelle.

Banana Man détenait des licences légales en 2016, offrant un accès à des fleurs cultivées en intérieur selon des normes strictes. Cependant, après huit mois, la complexité légale a conduit à une décision difficile. En tant que clandestin, la situation de Vincent devenait délicate. Des considérations personnelles ont motivé son départ du territoire américain. Le passage de la frontière mexicaine a marqué la fin de cette étape de sa vie.

Une aventure transatlantique et au-delà

Après son départ des États-Unis, la destination suivante était le Mexique, offrant une liberté totale pour explorer et vivre sans contraintes. La régularisation de sa situation passait par des formalités au consulat français et un tampon sur le passeport. Une fois réglé, Vincent a profité de l’atmosphère unique du Mexique, où l’argent règne en maître. Tijuana a été le point de départ pour des vacances improvisées, en découvrant la richesse de la vallée des Guadalupe avec de nouvelles rencontres.

Trois mois se sont écoulés avant son retour en Europe, mais la France ne l’attirait pas. Son objectif était de poursuivre sa carrière. L’Espagne s’est présentée comme le choix évident. C’est ainsi qu’il s’est installé dans ce pays pour continuer son parcours professionnel.

frontière mexicaine

Une nouvelle aventure en Espagne

Une fois arrivé en Espagne, une nouvelle étape débute, marquée par l’exploration de la génétique du cannabis. À ses débuts, Vincent avait rapporté des graines spéciales de Californie. Ces génétiques inédites lui donnaient une longueur d’avance sur le marché européen. L’intention était de les partager avec les amateurs de cannabis en Europe, offrant une alternative aux variétés courantes comme la Critical et l’Amnesia. 

La tournée des Cannabis Club de Barcelone était son terrain de jeu, malgré les débuts difficiles avec des réponses sceptiques face à ces graines uniques. La démarche consistait à élargir les horizons et à montrer qu’il existait bien plus que les variétés traditionnelles. Bien que certaines personnes aient saisi l’opportunité, d’autres restaient sceptiques en raison du prix relativement élevé de ces graines rares vendues entre 400 et 500 $ par pack de 10 graines, comparé aux tarifs pratiqués par certaines banques de graines.

Une transition professionnelle et la naissance d’une banque de graines

Pour des professionnels ou des particuliers, l’acquisition de ces génétiques uniques était possible, bien que le coût demeurait élevé, surtout pour des graines régulières comprenant à la fois des mâles et des femelles. Malgré un départ difficile, Vincent a cessé cette pratique et s’est tourné vers un autre aspect du secteur. Initialement budtender dans un dispensaire, des désaccords avec le propriétaire l’ ont conduit à une transition vers un autre club où il s’est spécialisé dans les extractions, en partageant ses compétences acquises en Californie.

Cette expérience a mené à la rencontre d’un partenaire avec qui il a fondé Nasha Genetics,  une banque de graines. Leur approche consiste à obtenir aux États-Unis des plantes élites sélectionnées pour des caractéristiques exceptionnelles, comme la production de résine, le taux de THC et des terpènes uniques. L’objectif est de rendre ces génétiques accessibles en Espagne à des tarifs plus abordables, brisant ainsi la monotonie des cultures d’Amnésia et de Critical largement répandues.

Le breeding et les mythes autour des hybrides F1

Dans le domaine du breeding, il est essentiel de démystifier certaines idées préconçues, notamment autour des hybrides de première génération (F1). Cette réputation souvent décriée, parfois associée à des pratiques discutables de grandes entreprises comme Monsanto, doit être nuancée. Les F1, résultat d’un premier croisement entre deux variétés, ont parfois été mal interprétées en raison d’associations négatives.

Un exemple souvent cité est celui des tomates, où Monsanto a travaillé sur des hybrides F1 pour créer une tomate résistante au transport. L’objectif était de développer une tomate qui reste ferme pendant le trajet. Cependant, la complexité réside dans la contradiction entre les caractéristiques souhaitées par les producteurs (résistance au transport) et les besoins de la plante elle-même (maturité, tendreté).

Le principe de Monsanto, en croisant des variétés pour obtenir des F1, est d’avoir des graines hybrides. Dans ces graines, il peut y avoir une forte fécondité, mais aussi des graines stériles, ne donnant pas lieu à une nouvelle plante. Cela a créé des mythes selon lesquels les graines F1 ne pousseraient pas, alors qu’en réalité, la différence réside dans le taux de fécondité des graines obtenues.

Il est crucial de dissiper ces malentendus pour comprendre pleinement les implications des hybrides F1 dans le monde du breeding et éduquer sur les processus réels plutôt que de céder aux idées préconçues.

L’art du croisement et la sélection rigoureuse

Le processus de croisement dans le monde du breeding est souvent mal compris, générant des idées fausses sur la qualité des graines F1. Selon Vincent, la réputation négative provient souvent de croisements effectués avec des génétiques de base médiocres.

Cette approche adopte une méthode différente en réalisant des croisements F1 avec des plantes élites cut, minutieusement sélectionnées parmi des milliers. Ces plantes présentent des caractéristiques exceptionnelles en termes de production de résine, de terpènes, de structure, et bien plus encore, les plaçant comme des spécimens exceptionnels.

Des phénotypes de qualité équivalente

Lorsque deux génétiques aussi exceptionnelles sont croisées, le résultat engendre différents phénotypes, chacun aussi qualitatif que les autres. La différence fondamentale réside dans la qualité intrinsèque de chaque phénotype, ce qui distingue cette approche.

Démocratisation des génétiques d’exception

En qualité de banque de graines, l’objectif de Nasha Genetics est de faciliter l’accès à des génétiques exceptionnelles, offrant à tous les passionnés l’opportunité de cultiver des variétés extraordinaires. Traditionnellement, les breeders estiment qu’il faut six générations de croisements pour obtenir une lignée stable de graines.

Cependant, les États-Unis, grâce à la légalisation, ont révolutionné cette approche en permettant des sélections à une échelle sans précédent. Cette évolution a ouvert la porte à des sélections sur des milliers de graines, créant une véritable loterie génétique où la probabilité de dénicher des spécimens exceptionnels est considérablement augmentée.

Le marché légal américain offre l’espace et les installations nécessaires pour des sélections d’envergure, une opportunité que les breeders exploitent pleinement pour mettre en lumière les perles rares et les variétés uniques dans le monde du cannabis.

breeding cannabis

Diversité appréciée par les cultivateurs

Selon Vincent, leur approche, en créant des croisements hybrides de première génération avec des plantes élites cut, donne naissance à une diversité de phénotypes. Bien que cela puisse différer de l’approche ultra-sélectionnée, cette diversité est précisément ce que recherchent de nombreux cultivateurs.

Certains amateurs préfèrent ne pas fumer la même variété en permanence et apprécient la possibilité d’avoir des phénotypes variés. Chacun offrant des qualités équivalentes en termes de terpènes et de résine, mais avec des profils de goût ou des aspects distincts. Cette variété rapide est également appréciée, car elle permet aux cultivateurs de découvrir et de choisir rapidement leurs préférences.

Pour la production de graines, ils offrent une alternative aux F6, offrant aux consommateurs la possibilité de garder des boutures de leurs phénotypes préférés et de les reproduire. Cela donne aux cultivateurs une autonomie qu’ils n’auraient pas avec des générations plus avancées.

Approche différente, résultats persévérants

Cette approche donne aux cultivateurs une perspective différente sur le métier, leur permettant de prendre le contrôle de leurs génétiques. Au lieu de dépendre entièrement des breeders produisant des F6, ils peuvent choisir et cultiver les variétés qu’ils aiment vraiment. Les meilleurs résultats résident souvent chez les cultivateurs eux-mêmes, car ils peuvent conserver et reproduire leurs génétiques préférées, offrant une expérience plus personnalisée et durable.

Innovation génétique et féminisation de qualité

Au-delà des sélections élites, Vincent entreprend également la création de génétiques originales. Lorsqu’il s’engage dans une deuxième lignée avec un mâle précédemment utilisé, il récupère des graines issues de la première sélection qu’il croise avec ce mâle. Ce processus lui permet de créer des générations successives, que ce soit des F2, F3, F4 ou même des F6. Il privilégie toutefois deux approches distinctes dans ses créations : les S1 Elite de haute qualité et la production de graines féminisées exclusivement.

Contrairement aux graines régulières, ses paquets de graines féminisées garantissent à 100 % des plants femelles. Il emploie un procédé chimique où il applique un mélange spécifique sur la plante, provoquant un changement de sexe. En utilisant ensuite le pollen obtenu de cette femelle transformée pour féconder une autre femelle, il crée des graines entièrement féminisées. Cette méthode assure non seulement une prédominance féminine, mais aussi une qualité inégalée.

Qualité garantie dans la féminisation

Ce qui distingue la méthode de Vincent, c’est l’utilisation d’une femelle Elite inversée en tant que mâle. Contrairement aux mâles classiques qui ne font l’objet d’aucune sélection élite, son approche assure que même le mâle utilisé est issu d’une femelle Elite. Les sélections de mâles traditionnelles sont souvent négligées, et la plupart des producteurs se débarrassent du reste du mâle après la sélection des femelles.

Cependant, dans sa démarche, le mâle est choisi en fonction de son pollen, de sa qualité intrinsèque, plutôt que de critères visuels externes. Cette approche révolutionnaire s’attaque aux limites des méthodes classiques, offrant des résultats de féminisation exceptionnels et une garantie de qualité tout au long du processus de croissance.

Méthodes de féminisation : Substances et techniques

Vincent aborde une autre facette de son approche innovante en répondant à une question cruciale : les substances utilisées dans le processus de féminisation. Lorsqu’il s’agit de transformer des plants femelles en mâles pour obtenir du pollen, il préconise l’utilisation de sulfate d’argent ou d’argent colloïdal. Alors que l’argent colloïdal est une option moins toxique et considérée comme naturelle, il déconseille fortement le sulfate d’argent pour la consommation en raison de sa toxicité.

En évoquant des discussions antérieures avec Julien de Botafarm, Vincent s’attarde sur la culture de tissus, une technique complexe mais cruciale dans le monde du cannabis. Il souligne le besoin de cultiver des plantes dans des tubes à essai sans avoir à s’en occuper activement.

féminisation cannabis

La culture de tissus et la lutte contre les virus

Vincent explique que la culture de tissus est devenue incontournable en raison de la menace des virus. Le cannabis est vulnérable à diverses infections virales, des thrips du cannabis à la chlorose de la laitue, en passant par la mosaïque du tabac et du concombre. Les laboratoires demandent souvent des analyses pour détecter entre treize et quinze pathologies potentielles qui peuvent contaminer le cannabis. La culture de tissus offre une solution en permettant de prévenir et de contrôler ces infections virales, renforçant ainsi la qualité et la santé des plantes de cannabis.

Prévention des contaminations dans le processus de croisement

Selon Vincent, la prévention des contaminations lors des processus de croisement est cruciale, que ce soit sur les graines achetées pour les croisements ou sur les boutures reçues. Ces risques peuvent survenir à n’importe quelle étape du processus. Il préconise donc une vigilance particulière.

En ce qui concerne les boutures, elles sont généralement analysées avant leur expédition des États-Unis. Toutefois, malgré ces précautions, son équipe effectue des analyses supplémentaires pour obtenir des rapports d’analyse internes. Ceci vise à garantir l’absence de virus et à assurer la propreté des boutures.

Quant aux graines provenant de banques de graines, l’achat peut comporter un certain risque, car toutes les graines ne sont pas systématiquement analysées. Bien qu’un faible pourcentage (environ 5 %) puisse être infecté par des virus, la prudence reste de mise.

Ensuite, Vincent explique différents aspects de la tissuculture, avec la méthode classique qui consiste à prélever un bout de branche avec un internoeud. Il s’agit d’un processus minutieux où le pétiole est coupé à moitié, favorisant le développement d’une petite pousse d’environ un millimètre. Cette méthode de prélèvement est délicate, mais elle permet de minimiser le risque de contamination. En effet, il y a moins de surface végétale nécessite une désinfection, simplifiant ainsi le protocole de désinfection.

Protocole de désinfection et culture en milieu stérile

Il est fascinant de constater la résistance des plantes face à des procédures de désinfection rigoureuses. La petite pousse obtenue est soumise à un protocole minutieux, impliquant diverses solutions telles que l’alcool, le soufre, et l’oxygène, chacune appliquée pendant des durées spécifiques. Bien que cela puisse sembler extrême, le processus est crucial pour garantir la propreté des cultures.

Le protocole de désinfection implique une immersion dans une dilution d’eau de javel après les traitements initiaux. Ensuite, le travail se poursuit dans une cabine à flux laminaire, un environnement stérile qui assure la protection contre toute contamination. Les coupes effectuées sont déposées dans une substance gélifiée, souvent de l’agar agar, un gélifiant naturel. Cette étape de désinfection peut brûler légèrement les coupes, nécessitant un raccourcissement dans la cabine à flux laminaire.

Par la suite, les « exploits » végétaux, désormais traités et désinfectés, sont déposés dans des tubes à essai contenant une gélatine spécifique, appelée milieu MS. Ce milieu, composé d’éléments nutritifs essentiels, est préparé en mélangeant des composés dans de l’eau stérile avec de l’agar agar, servant de gélifiant. La gélatine agit également comme source de sucre, nécessaire à la croissance des plantes.

Une fois le tube fermé dans l’environnement stérile de la cabine à flux laminaire, il est exposé à une lumière douce à une température constante de 24 degrés Celsius. Ces conditions sont cruciales pour initier le processus de culture en milieu stérile.

Protocole de culture de tissus et désinfection méristémique

Lorsqu’on entend parler de mettre des plantes dans un « frigo », il s’agit en réalité d’un environnement contrôlé, un incubateur, nécessaire pour initier le développement des racines à une température constante de 24 degrés Celsius. Ce processus vise à désinfecter la surface des plantes, éliminant les agents pathogènes superficiels. Cependant, pour se débarrasser des virus, une culture de tissus du méristème est indispensable.

La culture du méristème propose deux approches. La première consiste à placer directement le méristème dans un tube à essai, mais la méthode préférée pour éliminer les virus est de prélever une petite zone végétale au milieu du méristème. Cette zone, très petite (0,2 mm), est composée de cellules non connectées au système vasculaire de la plante. En effectuant une micropropagation dans un tube à essai, cette technique permet d’obtenir une régénération génétique exempte de virus. Bien que plus chronophage en raison de la petite taille de la zone prélevée, cette méthode offre une régénération complète de la génétique, rétablissant son potentiel initial.

culture de tissu

Régénération génétique par culture de tissus

La possibilité de réinitialiser la génétique chaque année dans la même lignée n’est pas tout à fait exacte. Cependant, il existe des techniques telles que la micropropagation, où la plante pousse dans un tube de culture. Ce processus peut prendre quelques mois, au cours desquels la plante peut ne pas encore développer de racines fonctionnelles.

Certaines racines peuvent être non fonctionnelles, émergeant d’une callosité à la base de la plante. Cette callosité est une boursouflure de cicatrisation, une accumulation de matière organique. Les racines non fonctionnelles doivent être éliminées lors du transfert de la plante dans un environnement naturel.

La micropropagation n’est pas une solution permanente, mais il existe des techniques de culture de callosités qui permettent de conserver indéfiniment des callosités génétiques dans de la gélatine. Lorsque vous souhaitez les réactiver, l’ajout d’hormones spécifiques déclenchera le développement de racines, de troncs et de feuilles, permettant une nouvelle croissance de la plante.

Impact des maladies sur le cannabis et génétique

La culture de tissus offre des perspectives avancées, notamment la conservation indéfinie de callosités et la sauvegarde génétique. Cette pratique fascinante permet d’en apprendre davantage sur la plante, même lors de défis tels qu’une immersion prolongée dans l’eau de javel.

La question suivante explore l’idée que l’industrialisation du cannabis aurait contribué à la prolifération de maladies, attribuée à une sélection excessive des spécimens, les rendant moins résistants. Il met en cause l’hybridation intense, soulignant que le cannabis a été domestiqué par l’homme depuis plus de 10 000 ans. Il y a également la diversité des landraces, car la plupart des variétés actuelles proviennent probablement de graines échappées de cultures humaines.

Vincent met en garde contre les risques de dégénérescence et de mutations liées à l’hybridation intensive. Tester les nouvelles génétiques est crucial pour identifier les mutations positives ou négatives. Certaines mutations peuvent être bénéfiques, améliorant la plante, tandis que d’autres peuvent présenter des caractéristiques indésirables. Ainsi, l’importance des tests génétiques est soulignée pour garantir la qualité des nouvelles variétés de cannabis.

Création de génétiques cannabis: Approche et sélection

La création de génétiques de cannabis varie selon les breeders, chacun ayant ses propres préférences. Recherchant des profils aromatiques distincts, l’influence de l’expérience aux États-Unis a orienté Vincent vers des standards de qualité exigeants.

Lors des croisements, une préférence est souvent donnée à la combinaison de génétiques de familles différentes pour minimiser les mutations et obtenir des résultats plus homogènes. Cependant, le croisement de variétés trop similaires peut entraîner des mutations indésirables.

Tester la génétique est essentiel, notamment pour les croisements de première génération (F1), où il faut vérifier la germination et observer tout signe de mutation lors de la floraison. Pour créer de nouvelles génétiques, plusieurs générations (jusqu’à F6) sont souvent nécessaires pour affiner les caractéristiques désirées.

S1: Autogamie et similitude génétique

Le terme S1 fait référence à un processus d’autogamie où une plante est pollinisée avec son propre pollen. Contrairement à une graine régulière F1, où deux plantes distinctes de la même variété sont croisées, la S1 crée des graines féminisées qui résultent de l’auto-pollinisation.

Dans une graine régulière S1, bien que provenant de la même variété, le mâle et la femelle présentent des codes ADN légèrement différents. En revanche, la S1 féminisée est obtenue en utilisant un clone de la plante, en inversant son sexe et en la pollinisant avec elle-même. Cette approche génère des graines avec un code génétique identique, réduisant considérablement la variabilité et produisant des plantes très similaires à la génitrice.

OGM vs manipulations génétiques

Les organismes génétiquement modifiés (OGM) et les manipulations génétiques sont souvent confondus, mais ils diffèrent fondamentalement dans leur approche et leurs objectifs.

Selon Vincent, les OGM impliquent l’insertion d’un gène étranger, provenant souvent d’un agent pathogène tel qu’un virus ou un insecte, dans le génome d’une plante pour conférer certaines caractéristiques, comme la résistance à certaines maladies. Cependant, les manipulations génétiques consistent à travailler avec les caractéristiques naturelles de la plante, telles que l’hermaphrodisme.

L’hermaphrodisme, par exemple, est une réponse naturelle au stress chez les plantes. Lorsqu’elles sont confrontées à des conditions de stress intense, comme une chaleur excessive ou une perte de nutriments, les plantes peuvent développer des traits hermaphrodites pour s’auto-polliniser et assurer leur survie.

Ces phénomènes naturels peuvent être exploités dans la création de graines S1, où une plante est pollinisée avec son propre pollen pour produire des graines féminisées présentant une grande similitude génétique. Cette approche offre une garantie de qualité et répond aux attentes des cultivateurs qui recherchent une uniformité dans leurs cultures.

Le mot de la fin : “Croire en soi pour avancer”

« En ces temps difficiles, il est essentiel de croire en soi. Fixez-vous des objectifs, franchissez-les étape par étape, et visez toujours plus haut. Ne voyez pas les défis comme un bloc insurmontable, car c’est vous qui fixez vos propres limites. La confiance en soi est la clé pour avancer, pour évoluer. Sortez de votre zone de confort, car c’est là que se trouve votre potentiel. Croyez en vous, avancez sans crainte et réalisez vos rêves. C’est là que se trouve l’essence même de la vie. »

 

Restez à l’écoute pour la suite passionnante de nos aventures la semaine prochaine. De nouveaux défis, de nouvelles découvertes, et de nouvelles inspirations vous attendent. Suivez Parlons Canna pour ne rien manquer !

 

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