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Jérôme Duffieux – Traditab : Du tabac au chanvre, une transition prometteuse

Bonjour à tous et bienvenue sur Parlons Canna. Nous sommes toujours au salon Losangexpo, dédié au secteur des buralistes et du tabac. Nous avons le plaisir d’échanger avec Jérôme Duffieux, responsable du trade au sein d’une entreprise remarquable qui a déjà fait parler d’elle il y a quelques années. L’objectif aujourd’hui est de comprendre la situation actuelle de la production de tabac en France, ainsi que les aspects législatifs et les informations essentielles liées à la fabrication et à la vente de tabac dans le pays. Cette discussion revêt un intérêt particulier, car elle pourrait potentiellement inspirer le secteur du CBD, voire converger avec lui. Jérôme, merci de prendre la parole sur Parlons Canna. Nous vous laissons vous présenter brièvement avant d’explorer en profondeur le sujet de Traditab.

Traditab et l’évolution du secteur du tabac en France

Jérôme Duffieux, responsable de Traditab, nous éclaire sur l’histoire et les défis auxquels fait face la seule PME française du secteur du tabac, créée il y a quinze ans. Basée dans le Lot et Garonne, Traditab se distingue par son origine dans la production agricole, une caractéristique singulière dans l’univers du tabac.

L’héritage agricole du Sud-Ouest

Le Sud-Ouest de la France, notamment le Lot et Garonne, le Lot et la Dordogne, a une longue tradition agricole incluant la culture du tabac aux côtés des céréales, de l’élevage et des cultures légumières. Contrairement à d’autres régions, cette zone privilégie les petites exploitations en polyculture, évitant la monoculture de tabac. Cette diversification confère une stabilité aux exploitations locales, le tabac devenant un élément central de cette équation.

Traditab, une réponse aux changements du marché

Traditab a vu le jour à une époque charnière. Alors que le tabac français était vendu par le biais des coopératives aux grands industriels, la Politique Agricole Commune (PAC) soutenait activement la production de tabac, tout comme d’autres cultures. Jérôme rappelle que cette période de soutien à la production de tabac a pris fin dans les années 2000, soulevant des préoccupations parmi les producteurs quant à l’avenir du tabac français sur un marché mondialisé. istockphoto 1293453064 612x612 1 - CBD Info CBD wiki | Tout ce que vous devez savoir sur le cannabidiol

Défis de la mondialisation et création de Traditab

Les coûts de production du tabac en France, contrairement à d’autres pays comme le Brésil, l’Inde et le Zimbabwe, n’étaient plus soutenus par des aides européennes. Face à cette réalité, Traditab a émergé comme une initiative visant à créer des produits finis pour valoriser le tabac local et maintenir une source de revenus viable pour les agriculteurs. Le rêve audacieux derrière Traditab consiste à apporter de la valeur ajoutée sur les exploitations agricoles locales.

Fierté et résilience de Traditab

Aujourd’hui, Traditab, bien que fragile et évoluant dans un secteur en constante mutation sur le plan réglementaire, demeure une réalité. Jérôme souligne avec fierté que l’entreprise achète du tabac à environ 150 agriculteurs, témoignant de son engagement envers la préservation d’une tradition agricole tout en s’adaptant aux réalités contemporaines du marché mondial du tabac.

Traditab : Du champ à la commercialisation

Le processus unique de Traditab, débutant dans la production agricole, se distingue par une collaboration avec des artisans belges dans la transformation du tabac. Jérôme Duffieux, technicien agricole de formation, souligne la singularité de leur parcours, démarrant sans usine ni expérience dans la fabrication de mélanges.

Partenariat avec des artisans belges

N’étant pas en mesure d’établir leur propre unité de production en raison des coûts élevés et du manque de connaissances, Traditab a noué un partenariat avec une famille d’artisans belges. Cette collaboration s’est révélée fructueuse, mettant en lumière la diversité du marché belge, où plus de 200 artisans produisaient et vendaient du tabac, contrairement au monopole français.

Défis de la transformation et de la commercialisation

Traditab a fait face à des défis considérables en passant de la production agricole à la transformation et à la commercialisation. Sans expérience dans la création de mélanges, l’entreprise a dû trouver des partenaires qualifiés. C’est ainsi qu’une alliance avec des artisans flamands a été scellée pour la fabrication, tandis que pour la partie commerciale, Traditab a préféré créer sa propre équipe de promotion.

Expansion progressive et réponse aux attentes des consommateurs

L’équipe commerciale de Traditab, initialement composée de quatre membres dans le Sud-Ouest, s’est agrandie au fil des années pour atteindre près de trente personnes couvrant l’ensemble des buralistes français. Le défi était de proposer une offre de produits du tabac composée exclusivement de tabac local, une approche qui a rencontré le succès, notamment auprès des consommateurs de tabac à rouler.

Investissement dans la qualité et l’équité agricole

Conscient de la nécessité de maintenir des normes de qualité élevées malgré la mondialisation et l’augmentation des coûts de production, Traditab a investi dans un système de qualité ISO et un laboratoire. En tant que Société par Actions Simplifiée (SAS) appartenant aux agriculteurs, l’entreprise s’engage à pratiquer des prix équitables, soutenant ainsi l’agriculture locale. tabac

Progression et fierté dans la qualité

Au fil des années, Traditab a progressé en investissant dans des ressources humaines, un laboratoire et des locaux. Jérôme exprime sa fierté en faisant le lien entre les agriculteurs et le marché, tout en soulignant l’importance de maintenir une qualité exceptionnelle face à la concurrence mondiale. La compréhension du marché et la capacité à répondre aux attentes des consommateurs guident les efforts continus de Traditab.

Le monopole du tabac : Une double face à considérer

Jérôme Duffieux aborde la question complexe du monopole d’État sur le tabac en France, remontant aux origines de la filière. L’ancien monopole, débutant avec la production agricole et englobant la transformation et la distribution, avait pour objectif de protéger la filière tabac française.

Les avantages du monopole

Le monopole a longtemps joué un rôle essentiel dans la préservation de la filière du tabac en France, en particulier dans des régions agricoles difficiles comme le Sud-Ouest. Il a contribué à maintenir la viabilité économique des petites exploitations, protégeant ainsi les agriculteurs producteurs de tabac. Dans ces régions, le tabac était plus qu’une simple culture ; il représentait une source de stabilité économique.

Les limites du monopole

Cependant, le monopole a également eu des effets moins positifs. Il a potentiellement limité l’innovation et l’évolution de la filière en créant un environnement fermé où l’on considérait que la vente de tabac sous le monopole signifiait la qualité supérieure. Cette protection, bien qu’elle ait défendu la filière contre la mondialisation, a peut-être étouffé l’esprit d’entreprise et d’aventure au sein de l’industrie du tabac française.

La fin du monopole : Une évolution logique

La question de la fin du monopole est abordée avec un regard rétrospectif. À partir des années 70, dans le cadre d’accords sur le commerce mondial, il est décidé qu’un monopole sur un produit de consommation tel que le tabac n’était plus admissible. Bien que cela ait été mis en place, il a fallu du temps pour que la réalité juridique rattrape la perception de la filière tabac en France. La remise en question éthique de la pertinence de l’État en tant que fabricant de tabac s’est manifestée progressivement.

Deux perspectives : Santé Publique vs laisser-faire

La décision de mettre fin au monopole soulève des questions éthiques et pratiques. D’un côté, il y a l’aspect de la santé publique, avec l’idée que l’État pourrait mieux maîtriser le produit pour le protéger. De l’autre côté se pose la question de savoir s’il est approprié que l’État intervienne directement dans la production d’un produit de consommation. Cette dualité nécessite une réflexion approfondie, pesant les avantages en termes de santé publique par rapport à la décentralisation et à la régulation du marché par les acteurs eux-mêmes.

Les contraintes internationales et les possibilités du CBD en France

Jérôme Duffieux soulève une perspective intéressante sur les réglementations internationales et leur impact sur le protectionnisme. Les accords internationaux ont effectivement mis à mal le monopole du tabac en France. Cette situation soulève des questionnements, notamment dans le monde du CBD, où certains fantasment sur un monopole d’État similaire à celui en place au Canada pour le cannabis récréatif. La question fondamentale est de savoir si une telle approche serait juridiquement et géopolitiquement viable.

La viabilité juridique et géopolitique du monopole

Jérôme Duffieux, issu de l’univers de la petite agriculture, se demande si une approche de monopole d’État pour le CBD serait juridiquement réalisable. Il souligne également la complexité géopolitique de la question. Il évoque la possibilité que des accords commerciaux avec des pays producteurs de chanvre, comme le Maroc, pourraient influencer les politiques nationales sur le CBD. La question de savoir si l’État français pourrait restreindre la vente du CBD en France aux producteurs locaux se pose, et les implications potentielles d’accords bilatéraux ou multilatéraux ajoutent une dimension supplémentaire à la réflexion. cbd

L’économie agricole et le rôle du CBD

La discussion se tourne vers l’économie agricole rurale, avec des régions comme le Sud-Ouest, l’Ariège, la Creuse et la Dordogne qui connaissent une déprise agricole. Certains voient le CBD comme une opportunité pour revitaliser ces régions. Jérôme souligne que le tabac a joué un rôle économique à un moment donné, mais il se demande si le CBD pourrait être une alternative viable pour soutenir ces zones.

Les limites du protectionnisme

La réflexion se termine sur une note nuancée. Jérôme met en garde contre les excès du protectionnisme en rappelant que tout n’est ni blanc ni noir. Il suggère que, bien que les États aient un rôle à jouer dans la protection de la santé publique et de leur économie, le protectionnisme ne résout pas tous les problèmes. Il encourage ainsi une approche équilibrée, prenant en compte les réalités géopolitiques et les complexités des relations internationales dans le contexte du commerce du CBD.

Les bouleversements post-monopole : Évolution et réinvention

Jérôme Duffieux évoque les années tumultueuses qui ont suivi la fin du monopole du tabac en France. Initialement protégés par une prime européenne, les agriculteurs se sont retrouvés confrontés à une nouvelle réalité avec la disparition de cette prime. Cette période a été marquée par des efforts de défense des agriculteurs, mais aussi par une nécessité de réinvention.

Le rôle des coopératives et l’adaptation aux changements

L’histoire de la filière du tabac en France a été marquée par l’organisation des producteurs en coopératives dans les années 80. Ces coopératives régionales étaient fédérées dans une union commune, assurant une mise en marché collective du tabac français. Cette organisation a été un facteur de stabilité, mais la disparition des primes a créé un décalage des prix, remettant en question la compétitivité des agriculteurs français sur le marché mondial.

Les dérèglements économiques et la recherche de solutions

Le choc économique est survenu avec la fin de la prime européenne, mettant en évidence la nécessité d’ajustements. Certains agriculteurs du nord de la France ont opté pour la mécanisation pour gagner en performance, tandis que d’autres, comme Traditab, ont exploré la voie de la valorisation du produit. Les choix ont été dictés par les particularités des exploitations et les capacités d’investissement.

Réflexions sur l’avenir de la filière et l’importance de la solidarité

Jérôme Duffieux partage ses réflexions sur l’avenir de la filière, anticipant un marché futur réglementé en France. Il souligne la nécessité de s’adapter à un marché en constante évolution et évoque deux axes de travail distincts : la mécanisation pour gagner en compétitivité et la valorisation du produit. Il encourage également une vision collective et solidaire dans la création d’une filière, soulignant l’importance de la coopération et de la solidarité entre agriculteurs pour relever les défis à venir.

Révélation des marges dans l’industrie du tabac : Une perspective PME

Jérôme Duffieux offre une transparence rare en divulguant les détails financiers de son entreprise dans l’industrie du tabac. Il précise que, en tant que PME, ses comptes sont déposés et accessibles. Voici une ventilation des marges dans la filière du tabac :

  • Pour le buraliste : Sur un paquet de cigarettes à 11 €, le buraliste reçoit 10 %, soit 1,10 €. Cependant, des déductions sont faites pour les cotisations de retraite, laissant au buraliste environ 8 à 9 %.
  • Pour le fabricant (Traditab) : Sur le même paquet de cigarettes à 11 €, après déduction des frais logistiques (0,05 €), le fabricant a 0,50 € restants. Parmi ces 0,50 €, 60 % (0,30 €) sont alloués à l’achat du tabac auprès des producteurs et aux coûts de fabrication. Le reste est utilisé pour faire fonctionner l’entreprise, qui compte environ 40 salariés, avec des fonctions variées telles que la R&D, la qualité, la logistique, etc.
  • Tendances globales dans le secteur : Jérôme Duffieux souligne que malgré la perception commune que les fabricants de cigarettes sont très riches, la marge globale du secteur, hors taxes, a été divisée par trois en France au cours des quinze dernières années. Cette tendance peut s’expliquer par la restructuration des grandes firmes internationales, qui ont optimisé leurs opérations pour maintenir leur efficacité et leur performance.

Ces détails financiers apportent une perspective rare sur la distribution de la valeur dans l’industrie du tabac, soulignant les défis auxquels sont confrontés les acteurs, y compris les petites entreprises locales.

Les défis des taxes et de la concurrence dans l’industrie du tabac

Jérôme Duffieux évoque les défis auxquels l’industrie du tabac est confrontée, notamment en raison des taxes et de la concurrence. Les taxes sont fixées par l’État dans le cadre du Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS), et chaque fabricant doit décider dans quelle mesure il les répercute sur le prix de vente. Pour les petites et moyennes entreprises (PME) comme Traditab, la marge de manœuvre est souvent plus restreinte par rapport aux grands fabricants. tabac

Impact sur les prix et la perception des consommateurs

L’impact de la répercussion des taxes sur les prix est crucial. Jérôme souligne que même une petite augmentation de prix peut influencer la perception du consommateur. Avec des paquets de tabac à rouler atteignant des prix significatifs, la marge de manœuvre pour ajuster les tarifs est étroite. Même une légère hausse peut être perçue comme inacceptable pour certains consommateurs, particulièrement dans un contexte économique où l’argent n’est pas toujours abondant.

Le défi des marges dans l’industrie du CBD

Jérôme compare ensuite ces considérations avec le monde du CBD, suggérant que les professionnels du CBD doivent opérer avec des marges particulièrement minces. Il souligne la nécessité d’efficacité et d’optimisation dans cette industrie, soulignant la complexité des défis auxquels sont confrontés les acteurs du tabac.

La fierté du travail accompli à Traditab

Malgré les défis, Jérôme exprime sa fierté pour le travail accompli à Traditab, soulignant le faible taux de rotation du personnel et l’esprit d’équipe au sein de l’entreprise. Il insiste sur l’importance de la solidarité des agriculteurs, soulignant que le succès de Traditab repose en grande partie sur cette base solide.

Une évolution nécessaire et les enjeux du contrôle de la qualité

Selon Jérôme, la complexité de la fabrication du tabac, avec la nécessité de mélanger différents types de tabacs et de respecter des normes strictes en termes de composition. Il suggère que le chanvre, tout comme le tabac, devra répondre à des normes rigoureuses, soulevant ainsi des défis similaires en termes de contrôle de la qualité.

Contraintes légales et défis technologiques dans l’industrie du tabac

La conversation se tourne vers les contraintes légales et les défis technologiques auxquels est confrontée l’industrie du tabac. Jérôme Duffieux aborde les normes strictes imposées par la réglementation, soulignant notamment l’introduction du paquet neutre, une mesure visant à éliminer les éléments graphiques sur les paquets de cigarettes.

Les normes et contrôles de qualité imposés par la loi

Les contraintes légales incluent des restrictions sur les niveaux de nicotine, de monoxyde de carbone et de goudron dans la fumée du tabac. Pour respecter ces normes, divers moyens technologiques sont utilisés, allant de la culture du tabac à son traitement. Les PME, comme Traditab, doivent relever ces défis sans avoir accès aux mêmes ressources que les grandes entreprises du secteur. Cela nécessite une collaboration étroite avec les agriculteurs pour influencer naturellement les niveaux de nicotine dans les feuilles de tabac.

Influence des conditions climatiques sur la composition du tabac

Jérôme explique que la nicotine est naturellement présente dans la plante de tabac, mais sa concentration varie en fonction de la variété de tabac et de la hauteur des feuilles sur la plante. Les conditions climatiques, telles que la chaleur et le temps de maturation de la plante, influent sur ces concentrations. Les terpènes des arômes jouent également un rôle crucial dans la saveur du tabac.

Gestion de la variabilité et des stocks

Pour s’adapter aux variations annuelles, Traditab gère activement la variabilité en travaillant avec des feuilles de différentes parties de la plante. Par exemple, en cas de conditions météorologiques extrêmes, comme la chaleur de l’année 2022, la PME a besoin d’une réserve de deux ans pour maintenir la cohérence de ses mélanges. La gestion de la variabilité climatique et la constitution de stocks stratégiques sont des aspects cruciaux du travail en amont dans l’industrie du tabac.

Les liens entre tabac et chanvre : Une exploration intrigante

Jérôme Duffieux évoque les parallèles entre l’industrie du tabac et la culture du chanvre, suscitant l’intérêt de ceux qui connaissent bien le domaine. Il clôture la discussion en explorant la possible convergence entre la culture du tabac et celle du chanvre, se demandant si ces deux mondes peuvent s’entrecroiser.

Historique et perspectives du chanvre

L’histoire du chanvre et du tabac en France est entrelacée. À un moment donné, sous Richelieu, la production de tabac a été interdite pour favoriser la culture du chanvre textile, utilisé principalement pour fabriquer des cordes. Cependant, cette substitution a été éphémère, car le chanvre endommageait les rivières. Plus récemment, à la fermeture de la Seita dans les années 2000, une association de chanvre a émergé à Tonneins, avec l’espoir de retrouver une activité industrielle. Certains agriculteurs ont depuis exploré la culture du chanvre.

Vers une nouvelle synergie : Tabac et chanvre

Jérôme partage que certains agriculteurs, avec lesquels Traditab travaille, se sont tournés vers la culture du chanvre après avoir arrêté la production de tabac. Des discussions sont en cours pour explorer les possibilités de collaboration entre ces deux cultures distinctes. L’idée n’est pas de les opposer, mais plutôt de trouver des synergies potentielles. Jérôme souligne la nécessité de cohérence dans l’organisation des agriculteurs et la réflexion sur la manière dont Traditab peut soutenir ces initiatives sans être simplement une équipe commerciale. tabac

Expérimentations en cours et perspectives d’avenir

Des agriculteurs, principalement dans l’ouest de la France, se sont regroupés après avoir abandonné la culture du tabac pour se lancer dans des expérimentations de chanvre bio. Ces initiatives sont surveillées de près par Jérôme, qui les trouve prometteuses et intéressantes. Bien que Traditab soit actuellement concentré sur son activité principale, la discussion sur le chanvre reste ouverte, laissant entrevoir des possibilités de collaboration et d’exploration de nouveaux horizons pour l’industrie agricole.

Perspectives d’avenir et collaboration potentielle

La discussion se clôture avec une réflexion sur la concentration de Traditab sur son cœur de métier, dirigée par Jérôme Duffieux, le chef d’une PME florissante de quarante personnes. Malgré les défis, la détermination à se concentrer sur l’excellence dans leurs opérations semble être la clé de leur résilience future.

L’exploration du monde du chanvre

L’échange se tourne vers la possibilité d’explorer le monde du chanvre, un secteur où Traditab pourrait apporter son expertise. Jérôme exprime son espoir de trouver le temps et les ressources nécessaires pour tenter quelque chose avec le chanvre, soulignant que cela pourrait être un ajout significatif à la filière agricole française. Il partage l’idée que la collaboration et la structuration sont essentielles, et il voit dans le monde du tabac une source d’inspiration historique en matière de collaboration et d’union.

Le partage d’expérience pour un avenir commun

Jérôme conclut en offrant son soutien et son expertise à quiconque souhaite explorer des initiatives similaires. Il souligne l’importance du partage d’expérience pour faire avancer les choses, en particulier dans des régions moins riches où la création d’activités et le soutien mutuel peuvent jouer un rôle crucial. Jérôme se montre ouvert à la collaboration et au partage d’idées pour contribuer au progrès des territoires et des filières agricoles, soulignant son engagement envers des initiatives qui peuvent bénéficier à tous. L’avenir de Traditab s’annonce prometteur, entre héritage du tabac et explorations novatrices dans le monde du chanvre. Restez à l’affût pour découvrir la suite de cette passionnante évolution la semaine prochaine sur Parlons Canna. Des surprises et des perspectives inédites vous attendent dans le prochain épisode de cette saga agricole en constante évolution.

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