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La législation du CBD dans le monde

Le cannabis est encore considéré comme une drogue. On regarde souvent assez mal les personnes qui en consomment. Heureusement, pour ressentir les mêmes effets qu’avec le chanvre, on peut utiliser le CBD qui n’est autre qu’une molécule dérivée du cannabis. Même si cette substance est libéralisée dans de nombreux pays et qu’on peut y avoir accès facilement, de nombreux pays restent contre sa consommation.

Une culture réglementée

Comme les consommateurs de CBD ne cessent d’augmenter, il est nécessaire d’en produire encore un peu plus. Ainsi, on remarque que de nombreux fabricants se sont lancés dans la culture de la plante de chanvre. Avec cette culture en masse, les autorités ont du mal à garder le contrôle. En effet, le cannabis a désormais ce double visage. D’un côté, il est nécessaire pour produire du CBD, ce produit tant vertueux pour l’organisme. Et d’un autre côté, il reste un produit stupéfiant lorsqu’il est consommé à l’état brut. Des mesures doivent donc être prises. 

Dans certains pays, notamment ceux qui font partie de l’Union Européenne, seuls les industriels peuvent cultiver le cannabis, à l’exception de quelques variétés déclarées inoffensives. Les semences ainsi que les plants utilisés doivent provenir du catalogue regroupant les variétés autorisées. On retrouve ce catalogue auprès du ministère de la Santé et du ministère de l’Agriculture. Les variétés de chanvre qui se trouvent dans ce catalogue ont un faible taux de THC. Toutefois, les autorités peuvent procéder à un contrôle dans un laboratoire pour s’assurer que le producteur respecte bien cette concentration.

Pour des particuliers, il reste une possibilité de cultiver des plants. Cependant, ils doivent faire une déclaration de cette activité auprès des autorités compétentes : la gendarmerie de la région et la Fédération Nationale des Producteurs de Chanvre.

Une production d’autant plus encadrée

Pour obtenir des produits à base de CBD, il faut passer par la transformation des parties du chanvre : fleurs, feuilles, et parfois mêmes graines.

Feuilles et fleurs de CBD

La commercialisation de CBD sous sa forme brute est la plus répandue. De plus, la production de feuilles et de fleurs séchées est simple. Il suffit de transposer la récolte dans un endroit sec, aéré, à l’abri du soleil et attendre le processus naturel de séchage. Pour accélérer ce processus, certains fabricants utilisent des chambres spécialisées où ils pourront contrôler la température, l’humidité et la lumière. Ainsi, ils ont la garantie de proposer un produit de qualité aux consommateurs.

Cependant, pour que ces produits puissent circuler en toute légalité sur le marché, le taux de THC présent dans ces derniers doit suivre la norme exigée dans le pays de mise en vente. En général, il n’y aura plus de soucis parce qu’il est certain que les plantes proviennent du catalogue autorisé.

Graines de CBD

Les graines servent à produire de l’huile de CBD qui a de nombreuses utilités. En effet, on l’utilise pour créer des produits tels que les crèmes ou encore les e-liquides CBD.

Cependant, il est interdit de posséder des graines de CBD sauf si c’est pour une collection. Ainsi, si le fabricant veut transformer ces graines, il doit avoir une licence en sa possession. Sans ce document, il ne pourra pas commercialiser le produit et il pourra être sanctionné.

Graine de CBD dans une cuillère, feuilles de CBD et huile de CBD dans des récipients

Une législation floue et pas très claire

Depuis toujours, le cannabis est interdit en raison de ses propriétés psychotropes. Il a été classé comme étant un stupéfiant par de nombreux États et organismes (ONU). Des réglementations ainsi que des mesures de contrôle ont été mises en place pour lutter contre l’expansion de cette plante. Cependant, le CBD est dérivé du cannabis, ainsi, on se demande si les deux produits ont les mêmes législations.

Même si ces dernières années, de nombreux pays ont légalisé la consommation du CBD et que des législations portant sur le cannabis médical ont même vu le jour, les confusions persistent tant chez les autorités que chez les utilisateurs.

Une réglementation différente selon les pays

Chaque pays a son propre règlement quand il s’agit du cannabidiol. En effet, pour mettre en place ces réglementations, les autorités ont consulté des chercheurs et ont pris en compte les valeurs et les coutumes dans le pays. De ce fait, on a des pays qui acceptent le CBD et d’autres qui ne veulent même pas en entendre parler. Cependant, plus les années passent, plus on remarque que certains pays ont reconsidéré le statut du cannabidiol. Ainsi, ces derniers commencent petit à petit à s’ouvrir à cette substance et envisagent sa légalisation.

La base de la législation du CBD

Malgré le fait que la réglementation du CBD diffère d’un pays à un autre, on remarque quelques concordances dans cette dernière. En premier lieu, chaque pays qui a légalisé le produit exige que le THC ne doive pas dépasser un certain seuil (0,3 %). Avec cette concentration, le THC ne pourra pas procurer des effets psychotropes. Ainsi, on peut bannir le cannabidiol de la liste des stupéfiants.

En second lieu, ces pays interdisent l’importation de graines de chanvre qui sont destinées à la consommation ou qui seront transformées. Les graines ne doivent être importées que dans le but d’une culture. De plus, ceux qui veulent importer ces graines doivent avoir une accréditation ou une licence.

feuille de CBD sur une carte du monde

Les pays qui ont légalisé le CBD

Si vous cherchez des réglementations bien définies à propos du CBD, vous aurez du mal à en trouver. Comme mentionné ci-dessus, la législation reste floue jusqu’à ce jour. Toutefois, quelques pays ont statué sur cette molécule et l’autorisent, ou néanmoins la tolèrent. Dans la plupart des cas, cette libéralisation concerne la commercialisation et la consommation du produit.

Europe

De nombreux pays en Europe tolèrent le CBD. Même l’Union Européenne accepte cette dernière et la considère comme une substance récréative aux vertus plus qu’intéressantes. Même si les réglementations ne sont pas les mêmes dans les pays membres, on remarque que le cannabidiol peut être vendu et consommé tant que le taux de THC ne dépasse pas 0,3 %.

De nombreuses boutiques de CBD sont présentes en France, en Allemagne, en Italie ou même au Portugal. Des évènements spécialement dédiés pour ces produits sont même effectués chaque année pour le plus grand bonheur des consommateurs.

Amérique

Aux États-Unis, on remarque que dans près d’une trentaine d’Etats, on peut consommer librement le CBD, dans le cadre médical. D’autres États comme celui de Washington ou du Colorado ont légalisé le cannabidiol au même titre que le cannabis. 

Si on se penche du côté Sud du continent, vers l’Amérique latine, on peut consommer le CBD au Pérou, en Colombie et même au Brésil et en Jamaïque. Toutefois, ne vous amusez pas à en consommer si vous êtes de passage en Argentine, au Paraguay ou au Chili. Le CBD et le cannabis y sont encore prohibés.

Afrique

Le business du cannabidiol est une grande opportunité de développement économique pour tous les pays en voie de développement. Ayant compris cet enjeu, certains pays comme d’Afrique légalisent le cannabidiol et permettent à quelques industries œuvrant dans ce domaine à s’y installer. En effet, Lesotho trouve que le CBD a un fort potentiel et qu’il contribue à améliorer le PIB du pays. Ainsi, en permettant aux consommateurs de bénéficier des vertus de ce produit, ce pays a aussi trouvé le moyen d’augmenter le nombre d’emplois disponibles pour améliorer la qualité de vie des habitants.

Asie

La Thaïlande, la Corée du Sud, le Sri Lanka et le Liban sont les seuls pays qui acceptent le CBD, mais uniquement dans un cadre thérapeutique ou de recherche médicale. Au Japon, les anciens utilisent quand même le cannabidiol et parfois même le cannabis pour aider à atténuer les symptômes de l’asthme.

De même que pour les pays européens, la culture individuelle du chanvre est interdite. Les cultivateurs déjà présents sur le marché ont des licences qui leur permettent de vendre le produit.

Océanie

En Australie, les produits à base de CBD sont dépénalisés. Cependant, quelques territoires comme la Tasmanie ou Queensland considèrent encore la consommation et la vente de ces produits comme illégale.

Quant à la Nouvelle-Zélande, on ne peut pas encore posséder une grande quantité de CBD ni procéder à la vente de ce dernier, quelle que soit sa forme. En effet, le cannabidiol est considéré illégal au même titre que le cannabis. Les mêmes lois s’appliquent aux deux substances.

Pour conclure, le CBD apporte d’innombrables vertus aux consommateurs. De plus, pour développer l’économie d’un pays, on peut l’utiliser comme un levier de croissance. Pourtant, sa législation n’est pas claire. On le confond souvent avec le cannabis. 

Ainsi, même si chaque pays a sa propre réglementation, on remarque que sa légalisation est souvent liée à un usage thérapeutique, soit médical. Les consommateurs qui veulent en ressentir les bienfaits ne cessent de réclamer la légalisation du produit. Sur ce point, la bataille n’est pas encore terminée.

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