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Des informations sur les tests de dépistage par Maître Antoine Régley

Lorsqu’il s’agit de procédures routières impliquant les stupéfiants, dont le cannabis, on ne peut pas passer à côté des tests de dépistage. Cependant, les avis sur ces fameux tests sont souvent mitigés. De plus, on n’a pas encore assez d’informations sur ces derniers pour statuer de leur fiabilité ou non. Dans cet article, découvrez davantage ces tests selon Maître Antoine Régley.

Des tests de dépistage : pas assez fiable

Avant d’aller plus loin, il est nécessaire de noter que la fiabilité que l’on soulève ici n’est pas liée au résultat du test. Il s’agit plutôt du calibrage des tests. En général, pour les tests de dépistage routiers, on utilise le test salivaire. Sur ces appareils, le seuil de positivité est extrêmement bas comme le dénonce Maître Antoine Régley dans son interview qui est disponible en bas de page.

« La problématique ce n’est pas que les tests ne sont pas fiables. On utilise des tests qui ont des seuils de détection très bas. », a-t-il annoncé.

Les tests de dépistage : salivaire VS laboratoire

Il faut savoir qu’il existe une grande différence entre les tests de dépistage salivaire que les tests de dépistage au laboratoire. Rien qu’au niveau du seuil de positivité, le taux est différent. Sur un appareil de test salivaire, le seuil de THC est de 1 nanogramme. Il s’agit d’un taux extrêmement bas. Quant au test au laboratoire, ce seuil est de 50 nanogrammes. Ainsi, vous remarquerez une grande différence entre ces deux tests.

Il faut savoir que cette comparaison a suscité de nombreuses réactions. La société française de toxicologie analytique a même critiqué le seuil de positivité des tests de dépistage salivaire. Selon eux, c’est à cause de ce seuil bas que la réponse du test n’est pas fiable. En effet, le résultat peut être positif tant pour des consommateurs de stupéfiants, des consommateurs de CBD et même pour des consommateurs passifs.

« Le taux retenu par les forces de l’ordre est 50 fois inférieur dans les laboratoires. », a dénoncé Maître Antoine Régley.

Pourquoi l’Etat a mis en place cette procédure liée aux tests de dépistage ?

Dans son interview, dont la retranscription est disponible sur le lien, Maître Antoine Régley qui défend souvent les partisans du cannabis, n’hésite pas à se mettre du côté de l’Etat en dénonçant que le nombre d’accidents routiers ne cessent d’augmenter. Il faut l’avouer que même si l’alcool est en partie responsable de cette statistique, le cannabis étant un psychotrope constitue un risque. En effet, sur 1000 accidents routiers, il est possible que 20 d’entre eux soient le résultat de la consommation de psychotropes.

« Toujours autant de morts, toujours autant de blessés. La consommation de psychotropes a des impacts sur le cerveau. »

La mise en place de ces procédures avec les tests de dépistage peut être une solution pour l’Etat de protéger les citoyens. En effet, si on arrive à réduire les conducteurs sous l’influence de stupéfiants, on peut remarquer une baisse des accidents routiers.

tests de dépistage salivaires

Les tests de dépistage salivaire : trop problématiques !

Avant 2016, lorsqu’on effectuait les tests de dépistage, on faisait un prélèvement sanguin sur les conducteurs. Cependant, il faut avouer que ce test est cher puisqu’il mobilise d’un côté les forces de l’ordre et de l’autre côté les personnels médicaux. De plus, de nombreuses personnes ont jugé que ce test était trop intrusif. Bien évidemment, pour le résultat, il fallait attendre 24 ou 48 heures.

Ainsi, pour économiser et surtout pour un résultat immédiat, les autorités ont opté pour les tests de dépistage salivaire. Cependant, même si ce test pallie aux problèmes cités ci-dessus du prélèvement sanguin, il reste problématique. En effet, sur ce type d’appareil, on n’a pas de taux exact de THC. Il s’agit simplement d’un appareil qui teste la positivité à cette substance. De plus, comme mentionné ci-dessus, le calibrage est à un niveau extrêmement bas. Ainsi, la confusion peut très vite s’installer lorsqu’on pratique ce type de test.

Maître Antoine Régley a dit : « On n’a pas de taux exact avec les tests salivaires, c’est bien là le problème. »

Les tests de dépistage salivaire : des solutions pour rétablir la justice

Si l’Etat persiste à continuer l’usage des tests de dépistage salivaire, il serait judicieux de revoir le calibrage des appareils utilisés. En effet, il serait plus juste d’augmenter le taux de positivité au même niveau que celui dans les laboratoires, c’est-à-dire à 50 nanogrammes.

Selon Maître Antoine Régley : « Augmenter ce taux de positivité permettrait d’exclure les erreurs comme chez les consommateurs de CBD. »

Par la même occasion, il faudrait aussi que les forces de l’ordre arrêtent de dissuader les prévenus d’effectuer les tests sanguins. En effet, il arrive très souvent que les forces de l’ordre disent aux prévenus que le test sanguin sera irrecevable ou encore que celui-ci coûte cher et que d’effectuer ce test est un signe de culpabilité. Pourtant, il ne faut pas oublier que les tests de dépistage sanguins sont le seul moyen d’innocenter le prévenu.

« Il faut arrêter de dissuader les gens pour les tests sanguins. C’est le seul moyen d’innocenter le prévenu. » a dit Maître Antoine Régley.

En conclusion, les tests de dépistage routiers pour détecter la présence de stupéfiants restent une question délicate. Les tests de dépistage salivaire sont largement utilisés en raison de leur coût abordable et de leur résultat immédiat. Cependant, selon Maître Antoine Régley, les seuils de positivité sont très bas, ce qui pose un problème de fiabilité et de précision des résultats. De plus, il n’y a pas de taux exact de THC avec ce test. Bien qu’il y ait une différence entre les seuils de positivité des tests de dépistage au laboratoire et des tests de dépistage salivaire, l’État a mis en place cette procédure pour protéger les citoyens.

Ici, l’interview de Maître Antoine Régley

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