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L’histoire du PCP avec Bénédicte DesForges

En France, il existe de nombreux militants pour la dépénalisation, voir même pour la légalisation du cannabis. Un des collectifs connus dans ce domaine est le PCP. Dans cette rubrique, vous découvrirez l’histoire de cette organisation.

Qu’est-ce que le PCP ?

Ceux qui sont favorables à la légalisation du cannabis en France connaissent forcément le PCP. Il s’agit d’un collectif très présent sur les réseaux sociaux d’après ce que raconte Bénédicte DesForges dans son interview que vous trouverez en bas de page.

Il est à noter que ce collectif est particulier. En effet, il est composé par des représentants et des ex-représentants de forces de l’ordre. C’est même de là que viennent le nom de l’organisation « Police Contre la Prohibition ».

Comme son nom l’indique, le PCP est un organisme qui milite pour la dépénalisation de l’usage de toutes les drogues. Ainsi, il prend aussi en charge la lutte pour la légalisation du cannabis. On peut même considérer que c’est un organisme de référence en termes de légalisation du cannabis en France. Bien évidemment, cet organisme a une certaine influence en cas de référendum par exemple.

PCP logo

L’origine du PCP

Comme tout collectif, le PCP ne s’est pas créé en un jour. Chaque membre de l’organisme a eu un parcours différent. Cependant, dans cet article, on se focalisera sur celui de Bénédicte DesForges. Elle en a parlé longuement dans son interview dont la retranscription est disponible sur ce lien.

« La création du PCP est une histoire combinée. », a-t-elle déclaré.

La plupart des membres du PCP se sont tout d’abord intéressés à la législation sur les drogues en France. Puis, comme ils faisaient partie des forces de l’ordre, ils étaient bien placés pour en parler. En effet, ils voyaient les arrestations, les divers contextes sous un autre angle.

« On était au premier rang lors des diverses arrestations et on voyait ce que les simples citoyens ne pouvaient pas avoir accès. », a décrit Bénédicte DesForges dans son interview.

Dans le cas spécifique de Bénédicte DesForges, elle a eu un blog personnel avant le PCP. Elle y a publié des synthèses et même des études sur la dépénalisation de l’usage de drogue en France. Ces publications ont eu des impacts auprès de ces collègues tant encore en poste que ceux qui sont déjà à la retraite. Comme ces derniers avaient à peu près les mêmes convictions, ils ont créé un organisme que l’on connait désormais comme étant le collectif Police Contre la Prohibition.

L’arrivé du PCP dans la société

Bien évidemment, l’arrivée du PCP dans la société a eu un impact plus ou moins grand. Personne ne s’est attendue à ce que des policiers et des gendarmes soient pour la dépénalisation des drogues. Cette situation leur a même causée quelques difficultés.

Un collectif mal vu par la société

On ne pouvait pas s’attendre à un résultat positif. En effet, au sein de la société, on est habitué au fait que les forces de l’ordre sont contre la drogue. Ainsi, le fait qu’un collectif tel que le PCP soit mis en place est perturbant pour la plupart des citoyens, notamment pour des personnalités hautement placées.

Des membres réprimandés

D’un côté, la société avait du mal à avaler la pilule que des membres des forces de l’ordre soient pour la dépénalisation de l’usage des drogues. De l’autre côté, il existe aussi des membres des forces de l’ordre qui n’arrivent pas à comprendre pourquoi leurs confrères soutiennent une dépénalisation de l’usage des drogues.

Pour bien démontrer leur incompréhension et leur mécontentement, certains supérieurs n’hésitaient pas à réprimander les policiers et les gendarmes en poste qui sont membres du PCP. Puis, les collègues aussi n’hésitent pas à chambrer ces membres.

Point d’éclaircissement

Les soucis mentionnés ci-dessus sont dus au fait que la société pense que si on est pour la dépénalisation de l’usage des drogues, on en consomme forcément. Pourtant, le but du PCP est de venir en aide à la société et aux consommateurs qui sont trop hâtivement jugés comme étant des toxicomanes.

Bénédicte DesForges a déclaré : « On ne milite pas pour nous. »

Pour conclure, même si le PCP est un collectif militant pour la dépénalisation de l’usage des drogues, il a une certaine particularité. Le fait que les membres font partie des forces de l’ordre le rend très intéressant. Malgré les difficultés auxquelles ce collectif doit faire face, son influence peut faire pencher la balance si jamais on lance un vote pour la légalisation de n’importe quelle drogue en France, notamment le cannabis.

Ici, l’interview de Bénédicte DesForges

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