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Maroc : Cannabis en pharmacie

Le Maroc ouvre un nouveau chapitre dans l’industrie pharmaceutique avec la commercialisation de produits à base de cannabis en pharmacie, répondant à des normes réglementaires strictes.

Collaboration et accord : un pas en avant

Depuis le début du mois de juin, une collaboration étroite entre la Confédération des syndicats des pharmaciens (CSPM), des représentants de l’Agence nationale de réglementation des activités liées au cannabis et la Direction des médicaments et de la pharmacie (DMP) a abouti à une étape majeure dans le domaine de la pharmacie marocaine. Un accord a été conclu pour la commercialisation de neuf compléments alimentaires et dix produits cosmétiques à base de cannabis légal dans les pharmacies du pays.

Une réunion cruciale sous l’égide de Mohamed El Guerrouj

Une réunion significative présidée par Mohamed El Guerrouj, directeur de l’Agence nationale de réglementation des activités liées au cannabis (ANRAC), a été organisée pour discuter des aspects liés à la mise sur le marché de ces produits. La réunion a permis d’examiner les questions essentielles concernant la nature médicinale ou non médicinale des produits à base de cannabis, qu’il s’agisse de compléments alimentaires ou de produits cosmétiques.

Une gamme approuvée et enregistrée

La Direction des médicaments et de la pharmacie (DMP) a donné son feu vert à neuf compléments alimentaires et dix produits cosmétiques à base de cannabis légal. Ces produits, enregistrés et approuvés, sont désormais disponibles dans les pharmacies marocaines, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives dans l’utilisation du cannabis à des fins thérapeutiques et cosmétiques.

cannabis

Nouvelles normes réglementaires pour les produits à base de cannabis

Distinction entre usage médical et non médical

Les produits à base de cannabis légal désormais disponibles en pharmacie se conforment strictement aux normes réglementaires en matière de tétrahydrocannabinol (THC). Si le taux de THC dépasse 1 %, le produit est réservé à un usage médical spécifique, ce qui le classe comme un produit médicamenteux.

En revanche, lorsque le taux de THC est inférieur à 1 %, cela ouvre la voie à une gamme plus large de produits. Ces derniers peuvent inclure des produits cosmétiques, des compléments alimentaires et même des matériaux de construction, parmi d’autres possibilités de transformation du chanvre.

Exigences spécifiques pour les compléments alimentaires et les cosmétiques

Les compléments alimentaires à base de cannabis doivent impérativement contenir du cannabidiol (CBD), avec un taux de CBD inférieur à 0,3 %. Quant aux produits cosmétiques, ils doivent être formulés sans aucune trace de CBD. Cette distinction précise garantit une utilisation appropriée des produits et respecte les normes de sécurité et d’efficacité.

Un projet abouti salué par Mohamed El Guerrouj

Mohamed El Guerrouj, directeur de l’ANRAC, exprime sa satisfaction quant à la concrétisation de la commercialisation de ces produits légaux à base de cannabis. Il souligne l’importance de l’effort collectif déployé, depuis le travail des agriculteurs dans les régions jusqu’aux investisseurs et acteurs de l’industrie. Les autorités locales ainsi que plusieurs départements gouvernementaux, tels que le ministère de la Santé, le ministère de l’Industrie et du Commerce, et l’Office National de Sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA), ont également joué un rôle crucial dans la mise en place de cette nouvelle réglementation.

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